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Road trip en Afrique du Sud | Carnet de voyage avec lesAventureurs

Pour cette nouvelle escapade avec LesAventureurs, cap sur l’Afrique australe, entre Afrique du Sud et Eswatini : un itinéraire haut en couleur, mêlant safaris sauvages, panoramas vertigineux, culture vibrante et sensations fortes. Difficile de résumer ce pays en quelques mots tant il est contrasté. Mais une phrase de Nelson Mandela résume à elle seule l’âme de cette terre incroyable : “L’Afrique du Sud est un monde en un seul pays.

Bienvenue au pays des Big Five, des villes arc-en-ciel et du fameux hakuna matata. Ici, la nature est reine, la faune et la flore fascinantes, et l’histoire encore vibrante. Entre virées en VTT, descentes en tyrolienne et randonnées au cœur de paysages époustouflants, cette aventure avait tout d’un terrain de jeu grandeur nature. Alors prêts à embarquer avec moi pour une aventure inoubliable au bout de l’Afrique ?

Avant de partir à la découverte de ce pays incroyable, il faut se plonger un peu dans son histoire. Parce que pour vraiment comprendre l’Afrique du Sud, il faut connaître les cicatrices qui l’ont façonnée. Tout commence au XVIIe siècle, quand les premiers colons néerlandais s’installent au Cap. Les Britanniques suivent, et peu à peu, l’ensemble du territoire est marqué par la colonisation. Aujourd’hui encore, on en retrouve les traces dans l’architecture, les noms des villes, certaines régions, et même dans la cuisine locale.

Mais l’histoire qui a probablement le plus marqué le pays, c’est celle, plus récente, de l’apartheid. Ce régime de ségrégation raciale, instauré en 1948, a divisé profondément la population pendant près de 50 ans. Il faudra attendre 1994 pour assister aux premières élections libres et multiraciales du pays. Ce moment historique, c’est aussi l’accession au pouvoir de Nelson Mandela, figure emblématique de la lutte pour l’égalité et la liberté. C’est à ce moment-là que naît la fameuse « nation arc-en-ciel », symbole d’une société qui essaie encore aujourd’hui de panser ses blessures et de construire un avenir commun.

Arrivés à Johannesburg, c’est notre guide Sana, le sourire aux lèvres, qui vient nous accueillir à l’aéroport. Malheureusement, notre passage à Johannesburg a été bien plus bref que prévu. Notre vol de Paris à Johannesburg a été annulé et reporté au lendemain, ce qui a bouleversé le début de notre itinéraire et nous a empêchés de découvrir cette ville fascinante. Johannesburg, surnommée Jo’burg, est la plus grande ville d’Afrique du Sud et un véritable centre économique et culturel du pays. Connue pour son histoire riche, notamment liée à l’apartheid, elle offre aujourd’hui un mélange dynamique de quartiers modernes, d’art urbain vibrant et de musées mémorables comme le Musée de l’Apartheid. Bien que nous n’ayons pas pu explorer ses rues animées, Johannesburg reste une ville pleine de contrastes, d’énergie et d’histoire, qui mérite certainement une visite approfondie lors d’un prochain voyage.

Temps de trajet: environ 5h30 de route depuis Jo’Burg en passant par la ville de Dulstroom

Ici, on trouve de grands espaces naturels pour en prendre plein la vue. À peine arrivés en Afrique du Sud, vous vous demanderez où vous êtes ! Bienvenue donc au Blyde River Canyon, le 3ème plus grand canyon du monde. Imaginez un décor sculpté par le temps : falaises vertigineuses, rivière sinueuse et vues à couper le souffle. Un décor de carte postale… version XXL. Le Blyde River Canyon déroule ses falaises verdoyantes et ses formations rocheuses impressionnantes sur plus de 26 kilomètres de long. Avec ses parois qui plongent jusqu’à 700 à 800 mètres de profondeur, ce canyon rivalise avec le Grand Canyon aux USA et le Canyon de la Rivière Fish en Namibie.

Chaque virage révèle un panorama spectaculaire, où la rivière Blyde serpente au fond, entourée d’une végétation luxuriante qui contraste magnifiquement avec les roches rouges et ocres. Cette gorge monumentale, creusée par des millénaires d’érosion, est un véritable trésor naturel, offrant une sensation d’immensité et de liberté. Les sommets abrupts et les formations uniques, telles que les « Three Rondavels » — trois pics arrondis qui ressemblent à des maisons traditionnelles africaines — ajoutent au charme mystique du lieu.

À quelques pas de là, les Bourke’s Luck Potholes (ou « marmites de géants ») nous plongent dans un monde presque fantastique, où l’eau a sculpté la roche avec patience et puissance. Le genre de lieu qui te rappelle à quel point la nature est artiste — et photogénique.

Informations pratiques: les entrées dans les parcs sont payantes. L’entrée au Bourke Luck Potholes coûte 130 ZAR (6,5€), tandis qu’il faut compter 70 ZAR (3,5€) pour accéder au Three Rondavels Viewpoint. Le Blyde Canyon ferme à 17H.
Un conseil: ne faites pas de halte à Dulstrooom. La ville est vendue comme une étape historique incontournable; mais elle n’a rien d’historique, tous les restaurants et boutiques ont été créés pour les touristes – il n’y a rien à y voir à part quelques boutiques d’artisanats. En revanche, si vous avez un peu plus de temps devant vous, ajoutez au moins une journée pour explorer la région de Graskop, aux portes du Blyde River Canyon. Vous ne le regretterez pas ! Entre cascades majestueuses, points de vue vertigineux et randonnées au cœur de la nature luxuriante, cette étape mérite clairement une place dans votre itinéraire. C’est l’occasion parfaite de ralentir, et d’en prendre plein les yeux.

Envie d’un peu de sensation ? Cap sur Hazyview, terrain de jeu des amateurs d’adrénaline dans le Mpumalanga. Ici, on troque les jumelles du safari pour un baudrier et un casque, et on s’élance sur un parcours de 7 tyroliennes nichées au cœur de la canopée sud-africaine. C’est ici qu’on s’élance à toute vitesse sur des tyroliennes de 200 mètres de long, suspendues au-dessus d’une végétation luxuriante. Frissons garantis et vue à couper le souffle au rendez-vous — littéralement.

Après avoir survolé la canopée, il est temps de changer de perspective… et de plonger sous la cime des arbres, au cœur d’une forêt luxuriante. Bienvenue au Graskop Gorge Lift, un ascenseur panoramique perché au bord d’une falaise abrupte. Cet ascenseur nous emmène en douceur 51 mètres plus bas, au fond d’un ravin, où un sentier aménagé serpente entre fougères géantes, passerelles suspendues et troncs couverts de mousse. Le clou de la balade ? Une magnifique chute d’eau cachée dans l’épaisseur de la forêt. Une parenthèse nature bien méritée après les poussées d’adrénaline de la matinée.

Cette après-midi, place à une nouvelle aventure : descente en rafting ! Après les randos et panoramas, il est temps de se mouiller — littéralement — avec une activité pleine de frissons, de rires et d’éclaboussures. Pagaies en main, gilets ajustés en cas de chûte (c’est maintenant que je vous dis que c’est la rivière préférée des crocos et des hippos ?), on est prêts à dévaler les eaux vives, encadrés par un moniteur expérimenté.

Au programme : des passages tranquilles pour admirer le décor, entre rives verdoyantes et roches sculptées par le courant, ponctués de quelques rapides à franchir — où nous avons même croisé un bébé crocodile, tranquillement installé sur son rocher ! Entre éclats de rire, batailles d’eau improvisées et rapides rafraîchissants, cette descente en rafting a été une belle parenthèse d’aventure et de détente, en pleine nature.


Temps de trajet entre Graskop et Kruger: environ 1h de route

S’il y a une expérience qui rend un voyage en Afrique du Sud inoubliable, c’est bien celle du safari! Cap sur le mythique parc Kruger, véritable joyau du pays, et l’un des plus grands sanctuaires animaliers d’Afrique — rivalisant avec le Serengeti en Tanzanie. Avec ses 20 000 km² de savane dorée, de forêts denses et de rivières, c’est le terrain de jeu idéal pour une rencontre avec les légendaires Big Five : lion, léopard, éléphant, rhinocéros et buffle. 🦁🐆🐘🦏🐃.

Levés à l’aube, jumelles en main, on roule sur les pistes poussiéreuses du Kruger à la recherche des Big Five. Et on n’a pas été déçus.

Levez les yeux… ou les jumelles : des girafes majestueuses au loin, un Pumba trottinant dans les buissons, des troupeaux d’éléphants traversant la route avec nonchalance, des buffles galopant dans un nuage de poussière. On observe, on chuchote, on savoure chaque apparition comme un cadeau.

Et puis, ce moment suspendu. Le temps s’arrête. Un souffle, un regard, un rugissement peut-être. Le guide coupe le moteur. Là, devant nous, une famille de lions, majestueuse, paisible, installée comme pour une séance photo improvisée. Ils nous jettent à peine un œil, comme si notre présence n’était qu’un détail dans leur quotidien. On dégaine l’appareil, bien sûr, mais très vite, c’est le silence qui s’impose. Un silence rempli d’émotion, d’admiration. On ne regarde plus une scène, on y est. Le cœur qui bat plus fort, les yeux grands ouverts, spectateur privilégié d’une scène digne d’un documentaire.

Et comme si ça ne suffisait pas… le clou du spectacle : un léopard, nonchalamment allongé à l’ombre, à quelques mètres seulement d’un buffle fraîchement abattu. Brutal, fascinant, déroutant. Rien d’artificiel, rien de filtré — juste la vie sauvage, dans sa réalité la plus crue.

Un ballet sauvage et majestueux, gravé à jamais dans nos mémoires. Et les photos ? Innombrables. Mais ce sont surtout les souvenirs dans la tête qui restent gravés. Ce genre de moment où le temps s’arrête. Où l’on comprend pourquoi on a fait 10 000 kms pour en arriver là.

Information pratique: impossible de vous donner le prix de cette journée de safari, puisque tout était réservé par LesAventureurs. Mais je ne peux que vous recommander le logement où nous avons séjourné. Le Nkambeni Safari Camp, un lodge magnifique en plein cœur du parc Kruger. Confortable et bien intégré à la nature, offre une expérience authentique avec des vues imprenables sur la savane. Après une journée de safari, c’est l’endroit idéal pour se détendre et se reconnecter avec la nature. Je recommande vivement ce camp à tous les amoureux de la faune et des grands espaces. Le camp possède également une piscine en plein air qui donne sur un étang à hippopo !

Temps de trajet entre Kruger et l’Estwatini: environ 2h30 de route

Après l’effervescence du Kruger, on met le cap vers un pays méconnu : l’Eswatini (anciennement Swaziland). Ce petit royaume enclavé, niché entre l’Afrique du Sud et le Mozambique, est un concentré de culture, de nature et d’authenticité.
Sur la route vers Eswatini, nous faisons une halte au village culturel de Matsamo, à la frontière sud-africaine. Présenté comme une porte d’entrée vers la culture swazi, le village offre une plongée intéressante dans les traditions locales. Danses guerrières, chants ancestraux, instruments traditionnels et plats typiques : tout y est pour séduire les visiteurs. Une parenthèse vivante et vibrante, un peu folklorique certes (attrape-touristes, bonjour 👋), mais qui a le mérite de valoriser un patrimoine riche. Si la bonne humeur est contagieuse et l’envie de transmettre bien réelle, le spectacle perd juste un peu de sa spontanéité. On se retrouve parfois à mi-chemin entre l’authenticité culturelle… et le folklore un peu trop bien huilé.

Heureusement, l’Eswatini authentique ne tarde pas à se révéler. Après la visite du village de Matsamo, direction Piggs Peak et ses panoramas vallonnés, qui valent au pays son surnom de « Suisse de l’Afrique ». A peine arrivés dans nos huttes swazis, on enfourche nos VTT et c’est parti pour une virée au cœur du Mlilwane Wildlife Sanctuary. Sur les pistes de terre rouge, on serpente entre collines verdoyantes et vallées paisibles. Ici, la nature règne en maître, dans un équilibre apaisant, loin de tout.

Le lendemain matin, on se réveille au chant de la nature. Cette fois, on chausse nos baskets et on part explorer la réserve de Mlilwane… à pied. Guidés par un ranger passionné, on suit les sentiers de cette terre préservée, où la faune circule en toute liberté. Pas de moteur, pas de klaxon — juste le bruissement des feuilles sous nos pas, le chant des oiseaux, et parfois… le souffle furtif d’un zèbre ou le bond discret d’une antilope. Une immersion douce, presque méditative, au cœur d’une nature restée sauvage.

Après cette parenthèse sauvage, cap sur un autre visage de l’Eswatini : le marché de Manzini, cœur battant de la vie locale. On y découvre des étals colorés regorgeant de sculptures en bois, tissus chatoyants, bijoux faits main, et surtout une atmosphère unique, entre effervescence urbaine et traditions. Ici, pas de regards fuyants : les échanges sont spontanés, les sourires nombreux, et la curiosité est partagée. L’endroit idéal pour faire ses emplettes – profitez-en, les prix sont beaucoup moins chers qu’au Cap.

Temps de trajet entre l’Eswatini et le Parc Hluhluwe: environ 3h30 de route

L’aventure continue avec un nouveau temps fort : le parc de Hluhluwe-Imfolozi, l’un des plus anciens parcs animaliers d’Afrique. Moins fréquenté que le Kruger, mais tout aussi impressionnant, ce joyau de la province du KwaZulu-Natal abrite une impressionnante population de rhinocéros blancs et noirs. Ici, place aux collines vallonnées, aux pistes escarpées et aux paysages d’une beauté sauvage. C’est un cadre sublime, plus paisible, presque contemplatif. Côté faune, les rencontres sont moins nombreuses qu’au Kruger — le parc est plus dense, les animaux plus discrets — mais tout aussi précieuses: lion nonchalant, vautour, buffles solitaires.

Puis, cap sur l’eau à Sainte-Lucie, charmante bourgade nichée au bord de l’estuaire. Après une halte sur la plage, sous un soleil radieux et une chaleur douce, on embarque pour une croisière paisible au milieu des crocodiles et des hippopotames, qui baillent lentement avant de replonger sous la surface🐊🛶. Soyez attentifs, on peut également apercevoir des dizaines de poissons sauter! Le bateau glisse tranquillement à travers les marais luxuriants, où plus de 500 espèces d’oiseaux viennent colorer le paysage. En fait, cet estuaire fait partie de l’iSimangaliso Wetland Park, un site remarquable reconnu comme le tout premier site sud-africain inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Cette distinction souligne la richesse exceptionnelle de sa biodiversité et la beauté préservée de ses écosystèmes.

Pour rejoindre le Cap, nous avons pris l’avion à Durban, située à environ 3h de route de Sainte Lucie. Comptez 1h45 pour un vol direct de Durban au Cap

Pour clore ce périple en beauté, nous posons nos sacs à Cape Town, la vibrante, la métissée, la surprenante. 3 jours au moins sont nécessaires pour découvrir cette ville lottie à l’extrémité du continent africain. Les touristes, les retraités assoiffés de soleil et les stars fortunées se ruent par millions vers la « cité mère ». Entre les maisons colorées de Bo-Kaap, les panoramas vertigineux depuis la Table Mountain, les plages de surf et les vignobles alentours, la cité mère est un véritable feu d’artifice sensoriel. Les activités ne manquent pas ici !

Ne manquez surtout pas de faire un tour au marché aux puces de Greenmarket Square. C’est l’endroit idéal pour chiner des souvenirs uniques : artisanat local, bijoux faits main, vêtements colorés… L’ambiance y est toujours animée, entre vendeurs passionnés et visiteurs curieux. Pensez à négocier (au moins la moitié du prix initial), c’est une tradition locale ! Juste à quelques pas de là, on part à la découverte du quartier historique de la ville. On se balade dans les rues pavées, on admire l’architecture coloniale, et on s’imprègne de l’histoire riche et complexe de Cape Town.

Impossible de visiter Cape Town sans gravir sa montagne la plus emblématique : la Table Mountain ! Avec son sommet plat comme une table dressée face à l’océan, elle veille sur la ville depuis plus de 1000 mètres d’altitude. Un téléphérique panoramique (et rotatif, s’il vous plaît !) nous y transporte en à peine 5 minutes, offrant déjà une première dose de vertige et de vues spectaculaires. Une fois en haut, c’est un véritable terrain de jeu naturel qui s’offre à nous : sentiers balisés pour randonneurs du dimanche ou amateurs aguerris, entre 15 minutes de balade contemplative ou 2 heures d’exploration plus sportive.

Depuis le plateau, la vue est à couper le souffle : l’océan Atlantique, les plages dorées, la silhouette du Lion’s Head, les quartiers colorés de Bo-Kaap et les vastes étendues sauvages qui encerclent la ville. Il y a quelque chose de magique, une ambiance presque tropicale et urbaine à la fois, un peu comme à Rio.

Information pratique: le téléphérique (Table Mountain Cable Car) coûte 360 ZAR l’aller/retour (18€). Il y a également un bar au sommet de la Table où vous pouvez commander votre verre puis le savourer en profitant de la vue 😉

Perché sur les pentes de Signal Hill, Bo-Kaap surplombe le centre-ville du Cap avec ses maisons aux couleurs vives, ses rues pavées et son ambiance chaleureuse. Ce quartier emblématique est un ancien faubourg malais, témoin de l’histoire des esclaves venus d’Asie du Sud-Est, dont la culture perdure à travers la cuisine, l’architecture et les traditions locales. Flâner à Bo-Kaap, c’est découvrir un patrimoine riche, croiser des mosquées historiques, s’arrêter dans des restaurants typiques, et surtout… sortir son appareil photo !

Nous avons emprunté Chapman’s Peak Drive – considérée comme l’une des plus belles routes au monde – direction la réserve naturelle de Cape Point. Et je valide complètement !

Première fois en VTT électrique… et franchement ? Grosse surprise ! Moi qui ne suis pas franchement fan de vélo à la base, j’ai adoré pédaler sans effort sur cette route mythique. On a enfourché nos VTT pour une balade inoubliable jusqu’au Cap de Bonne-Espérance, ce lieu légendaire où l’Atlantique rencontre l’océan Indien. En suivant la péninsule du Cap vers le sud, les paysages deviennent de plus en plus spectaculaires : falaises abruptes, vent salé, plages désertes et sentiers sauvages rythment notre avancée. Chaque coup de pédale nous rapproche d’un décor majestueux, presque irréel. Sur le chemin, des babouins curieux nous observent, pendant que, plus loin, les vagues géantes viennent s’écraser contre les rochers.

A l’extrémité du parc, on arrive à Cape Point et son phare perché tout en haut de la falaise. On y accède à pied ou en funiculaire. Les rochers escarpés et les falaises abruptes qui s’élèvent à plus de 200 mètres au-dessus de la mer et qui s’enfoncent profondément dans l’océan offrent un point de vue spectaculaire. Balayé par les vents, on ressent cette sensation unique : être au bout du monde, avec pour seul horizon l’Antarctique. De là-haut, peu importe où l’on se trouve exactement, les points de vue sont dingues. L’océan est d’un bleu incroyable et que dire de la petite plage de Diaz en contrebas… Sublime ! 

Plus de 3 000 manchots du Cap ont élu domicile sur les plages étonnamment chaudes de Boulders et de sa voisine, Foxy Beach. C’est l’un des rares endroits au monde où l’on peut les observer sur le continent, et non sur une île. Avec leurs petits airs de pingouins en smoking, ces oiseaux au plumage noir et blanc se dandinent maladroitement sur le sable, poussent des cris rauques, se chamaillent, s’ignorent… puis, soudain, plongent dans les vagues avec agilité, comme de véritables surfeurs. Un spectacle aussi attendrissant qu’amusant !

On pourrait facilement rester là des heures à les observer… si seulement l’odeur n’était pas aussi tenace ! Car oui, malgré leur charme indéniable, les manchots du Cap ne sentent pas vraiment la rose. Mais qu’importe, on leur pardonne tout à la première pirouette dans l’eau.

Bonne nouvelle: Inutile de payer l’entrée de la plage si vous êtes simplement là pour les voir : une passerelle en bois aménagée à cet effet permet de les observer de très près, sans les déranger. Une belle rencontre, accessible à tous… et pleine de charme. En scrutant les alentours, vous apercevrez peut-être des Daman du Cap. Ces petites boules de poils, cousins… de l’éléphant (oui, oui !), ressemblent à des marmottes et se dorent la pilule au soleil. Adorables.

Perchée juste à côté du centre-ville, Signal Hill est l’un des meilleurs endroits pour admirer les couchers de soleil à Cape Town. Dès que le soleil commence à décliner, le ciel se pare de teintes flamboyantes — rouges, oranges et roses — qui se reflètent sur la ville et la mer en contrebas.

Ancien port industriel devenu marina branchée, le V&A Waterfront est sans doute l’un des endroits les plus vivants du Cap. Entre hangars réhabilités, terrasses animées, restaurants gourmands et boutiques modernes, on y flâne sans voir le temps passer. L’endroit parfait pour savourer la fin du voyage, un verre à la main et le sourire en bandoulière. Siroter un verre au coucher du soleil, dîner avec vue sur les voiliers, profiter d’une vue spectaculaire sur la montagne de la Table… ici, tout invite à la détente. C’est aussi l’endroit parfait pour faire du shopping ou ramener quelques souvenirs, dans un centre commercial au design remarquable – avec sa structure métallique d’époque et ses grandes verrières lumineuses, il vaut à lui seul le détour. Et si vous avez un peu de chance, vous croiserez quelques artistes de rue qui apportent à ce lieu encore plus de charme et d’ambiance. Un concentré d’énergie locale qui fait battre le cœur du Cap.

Informations pratiques: Pour bien terminer votre séjour, privilégiez un hôtel agréable et bien situé. Malheureusement, celui choisi par LesAventureurs n’était ni cosy ni idéalement localisé. Alors que nous avions eu une piscine dans chacun de nos hôtels précédents — sans jamais pouvoir en profiter — nous nous sommes retrouvés au Cap, pour trois nuits consécutives, sans piscine ni lieu sympa à proximité pour sortir. Je vous conseille donc de bien choisir votre hébergement, notamment dans un quartier animé et sécurisé, offrant un minimum de confort pour se détendre. Le soir, mieux vaut privilégier les déplacements en Uber : certains quartiers peuvent être déconseillés, et la sécurité reste parfois incertaine une fois la nuit tombée.

Difficile de dresser une liste exhaustive d’adresses, puisque nous ne sommes réellement sortis de l’hôtel que lors de notre passage au Cap. Entre Johannesburg et Durban, nos hébergements comprenaient tous le dîner au restaurant de l’hôtel, ce qui limitait les occasions de tester des adresses extérieures.

Kuka Cafe – Hazyview: on y passe uniquement après l’activité de tyrolienne. Ce restaurant-café afro-chic propose un menu varié (petit déj, burgers, tapas, sushi, curry), bières artisanales et cocktails créatifs. Intérieur et extérieur sont plutôt agréables.

Greco – Sainte Lucie: nous y avons fait une halte avant d’embarquer sur notre croisière sur l’estuaire de Sainte Lucie. Le restaurant offre un menu alliant cuisine grecque et méditerranéenne, mezzes, hummus, poissons grillés, fruits de mer, et sushi. La déco y est sympa et la terrasse très agréable.

Cape town

Au Cap, c’est principalement dans le quartier du Victoria & Alfred Waterfront que nous avons profité de nos soirées. Le quartier est animé, sûr, et regorge de restaurants variés et de bars d’ambiance, parfaits pour sortir sans trop s’éloigner.

La Parada : une adresse décorée avec beaucoup de goût ! Ici, on y mange tant des tapas que des plats cuisinés (viande, fruits de mer,…), dans une ambiance animée et branchée. Le petit plus: on y déjeune ou dîne face à l’océan.

Knysna Oyster Company : Excellente adresse pour déguster des huîtres fraîches et des fruits de mer dans un cadre détendu, avec vue sur le port. Très bon spot pour un déjeuner ou un apéritif en terrasse.

Seaforth Restaurant : ce restaurant se situe sur la péninsule du cap. On y mange du poisson ou de la viande, avec une vue dégagée sur la mer, et sur la plage des manchots.

Marble : Une petite pépite située au V&A Waterfront, dans l’historique Union Castle Building. Bien qu’un peu plus cher que ses voisins, le Marble offre une cuisine sud-africaine bien travaillée avec des spécialités de viande locales et fruits de mer grillés au feu de bois. Il est surtout l’un des seuls restaurants installé en rooftop, avec une vue panoramique à 360 ° sur l’océan et Table Mountain. Leurs cocktails et vins sont également soigneusement sélectionnés.

Ferryman’s Tavern : ce bar irlandais chaleureux propose une cuisine simple, des bières variées, et de la musique live certains soirs de semaine.


Ces dix jours en Afrique du Sud ont été riches, intenses et profondément contrastés. Du calme des réserves naturelles à l’effervescence urbaine du Cap, en passant par les paysages luxuriants du Mpumalanga et la côte sauvage du KwaZulu-Natal, le voyage nous a constamment surpris. On en retient une diversité exceptionnelle de décors, de cultures et d’expériences.

Un grand merci à mes compagnons d’aventure, dont la curiosité, l’enthousiasme et la bonne humeur ont rendu ce périple encore plus mémorable 🫶.

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