Itinéraire de 3 semaines : du Pérou à la Bolivie

« Qui n’a jamais rêvé de ces mondes souterrains, de ces mers lointaines peuplées de légendes, ou d’une richesse soudaine qui se conquererait au détour d’un chemin de la cordillères des Andes. Qui n’a jamais souhaité voir le soleil souverain guidé ses pas au cœur du pays Inca vers la richesse et l’histoire des Mystérieuses Cités d’Or. »

Les Mystérieuses Cités d’Or.

Mon Itinéraire de 3 semaines : Pérou + Bolivie

Le Pérou, est devenu une destination phare depuis quelques années. Le mythique pays des Incas regorge de lieux archéologiques de la civilisation précolombienne – comme le très célèbre Machu Picchu. Le pays attire pour ses sites hors du commun, sa civilisation Inca, et pour son excellente gastronomie. Mais entre tous ces paysages hors du temps, les possibilités d’itinéraires sont grandes et il est assez difficile de fixer un itinéraire. Le pays des Mystérieuses Cités d’Or est très étendu et offre une multitude d’options (avec de longues distances entre chaque site…); malheureusement, en 3 semaines, on ne peut pas tout voir. On a donc décidé de se concentrer sur une partie du Pérou seulement et de franchir la frontière bolivienne pour traverser les déserts du Salar d’Uyuni et du Sud Lipez que je considère comme faisant partie des plus beaux endroits du monde.


Mon plan de route

https://www.polarsteps.com/MarieCam/2406992-south-america-trip

Mon Budget pour 3 semaines

DépensesPrix (par personne)
Vol A/R Paris CDG – Lima575 €
Vols Lima – Arequipa et Cusco – Lima95 €
Transports (ubers, bus, hors Machu Picchu)180 €
Hôtels/Auberges (11 nuits)70 €
Machu Picchu (bus et billet d’entrée classique)90 €
Salar de Uyuni et Sud Lipez 3J/2N135 €
Visites, excursions 70 €
Repas et boissons (restos midis et soirs)350 €

JOURS 1 & 2REdécouverte de Lima, la capitale Péruvienne

Située le long des côtes pacifiques, Lima est souvent une ville de passage pour tous ceux qui désirent découvrir le Pérou. De Barranco, quartier bohème, à Miraflores, plus chic et étendu, en passant par son centre historique colonial, Lima est une ville aux multiples facettes.

Mon guide sur la capitale Péruvienne est disponible ici.

JOUR 3 – Aréquipa, la ville Blanche

Arequipa est la deuxième plus grande ville du Pérou. Celle qu’on appelle la « Cité Blanche »  – à cause de la pierre volcanique blanche qui compose un grand nombre de ses bâtiments –  est remplie de charme. Petit coup de coeur pour cette ville coloniale – renforcé après avoir passé deux jours à Lima, sous la pluie. C’est sans compter son kaléidoscope de couleurs, ses adorables patios, son architecture coloniale, sa douceur de vivre, et ses couchers de soleil dorés sur la Plaza de Armas. Fondée en 1540, Arequipa conserve le charme d’une petite ville avec en toile de fond trois majestueux volcans enneigés de plus de 5800m de haut: Chachani, Misti, et Picchu Picchu. Perchée à 2300m d’altitude, elle bénéficie surtout d’un climat très agréable avec ses 300 jours d’ensoleillement annuel.

On a hâte de se perdre dans les rues de la ville. On en profite pour s’inscrire à un Free Walking Tour pour en savoir un peu plus sur cette jolie ville au passé colonial. On en apprend beaucoup sur l’histoire et la culture d’Arequipa avec un guide très intéressant.

En fin de journée, on s’attardera plus longuement dans l’univers cloîtré du Monastère de Santa Catalina pour admirer ses jolies maisonnettes colorées aux styles espagnol et indien ; puis devant la très jolie Plaza de Armas pour admirer le coucher du soleil. On y croisera également quelques alpagas et lamas, le début d’une belle histoire d’amour 😉

Conseils aux voyageurs:

Pour aller de Lima à Arequipa, nous avions deux options: le bus (14h environ…) ou l’avion (1h20). Sachant que l’on avait déjà prévu de passer des heures interminables dans les bus par la suite, nous avons opté pour l’avion. Le vol ne nous a coûté que 45 euros avec un bagage en soute avec la compagnie aérienne SKY, et ça nous permettait d’économiser du temps pour la suite du voyage.

JOURS 4 & 5 – D’Arequipa à Puno – Le Lac Titicaca et les Iles Uros

Nous arrivons en bus à Puno vers 15h45. Les premières impressions de la ville ne sont pas terribles. Ça grouille de monde, ce n’est pas très joli. Puno n’a pas grand chose à offrir, la ville n’est pas très attirante; mais elle est une étape incontournable pour découvrir l’immense Lac Titicaca, l’un des plus grands lacs d’Amérique du Sud et l’étendue d’eau navigable la plus en altitude du monde, niché à 3750m au-dessus du niveau de la mer. On vient surtout à Puno pour faire les excursions sur le lac, vers les îles flottantes (Islas Uros) et les îles Amantani et Taquile. Notre temps sur place étant limité, nous ne pouvions visiter que les Iles Uros, situées non loin du port de Puno.

Le lendemain matin, on se dirige vers le Port de Puno pour prendre un bateau à destination des îles Uros (traversée de 20 minutes pour 10 soles en prenant ses billets directement à l’embarcadère, 35 soles en passant par un tour opérateur). On débarque une vingtaine de minutes plus tard sur l’une des 50 îles flottantes des Uros, pour partir à la rencontre de ses habitants. Construites sur le Lac Titicaca, elles sont réalisées, tout comme leurs bateaux, avec du roseau totora pour permettre aux Uros d’échapper aux conflits sur terre avec les armées incas. Elles sont appelées ainsi à cause des premiers habitants de ces îles flottantes, aujourd’hui disparus. Elles sont désormais habitées par les Amayras. La société à laquelle ils appartiennent est basée sur le travail collectif et le code moral Inca « Ama Suwa »: « Tu ne voleras pas, tu ne mentiras pas, tu ne seras pas paresseux ». 

Les îles flottantes des Uros font toujours partie du tour classique sur le lac. Malheureusement, le tourisme y est surfait, les habitants vivent uniquement du tourisme et ça se voit; on est attendus, les îles manquent d’authenticité… ça reste cependant intéressant de voir comment sont créées ces îles entièrement faites de roseau, de même que leurs embarcations et habitations. Ce côté très touristique peut sûrement être évité en dormant sur une île le soir, mais le prix de la nuit est assez élevé.  Si vous avez le temps, passez votre chemin et allez plutôt découvrir Isla del Sol côté Bolivie. Il paraît que la vue sur le Lac est magique.

Conseils aux voyageurs:

Pour aller d’Arequipa à Puno, le trajet se fait facilement en bus : 6h de trajet, à partir de 9 euros, avec la compagnie Cruz del Sur. Le trajet peut se faire de jour ou de nuit, mais le paysage tout au long du trajet en vaut vraiment la peine.

JOUR 6 – De Puno à La Paz, capitale la plus haute du monde

Je dois l’avouer, la Paz n’était inclus dans l’itinéraire que parce que nous étions obligés d’y transiter pour rejoindre le Salar de Uyuni – mais je ne regrette pas d’y avoir passé une journée entière, la capitale bolivienne en vaut le détour. La Paz est la plus haute capitale du monde. Ville grouillante, véritable fourmilière de plus de 2 millions d’habitants qui s’entassent sur les collines alentours, la Paz est une ville des plus étonnantes.

Au détour des ruelles, on y découvre avec beaucoup de curiosité et un peu de dégoût les fœtus de Lama, pendus à l’entrée des boutiques. Encore aujourd’hui, les fœtus de Lama sont enterrés sous chaque nouvelle construction comme offrande à Pachamama, déesse de la terre. En d’autres termes, ça porte bonheur!

A La Paz, les quartiers les plus pauvres se trouvent en hauteur et les riches habitent en contrebas, là où les conditions climatiques sont plus favorables. Pourtant, ce sont eux qui ont la plus belle vue sur la vallée. Les téléphériques desservent tous les quartiers situés sur les hauteurs de la ville, autant en profiter, ça évitera quelques courbatures inutiles le lendemain 😉

Conseils aux voyageurs:

Pour aller de Puno à la Paz, encore une fois, le plus simple et le plus économique est de prendre le bus. Nous avons pris un bus qui transite par Copacabana, à la frontière péruvienne-bolivienne, avec la compagnie Transtiticaca. Il y a deux départs par jour pour ce trajet, le premier à 13h30 et le second à 14h. Une fois arrivés à Copacabana, on descend du bus pour passer les douanes à la frontière entre le Pérou et la Bolivie. On traverse le Lac en petite barque, de nuit, en ayant laissé nos papiers dans le bus car nous n’avions pas compris qu’il traverserait sur sa propre « barque ». Pas assez de gilets de sauvetage pour tout le monde, et on s’imagine bien que l’on ne tiendrait pas longtemps dans une eau à 10 degrés. Un court trajet qui nous aura valu quelques fous rires. On avait juste l’impression d’être des migrants.

Après 9h de route, on arrive enfin à la Paz. Le trajet coûte environ 12 euros, et c’est l’un des plus rapides et des plus confortables (si l’on oublie les frasques de notre conducteurs, qui s’est amusé à faire demi-tour dans un virage, en pleine nuit…).

A la Paz, le mode de transport à privilégier est le téléphérique. Il ne coûte que quelques bolivars et dessert très bien toute la ville. La vue depuis les hauteurs est impressionnante!

JOURS 7, 8 & 9 – Le Salar d’Uyuni & le Sud Lipez

L’un des plus gros coups de coeur de notre voyage! Après avoir vu des dizaines de photos de ce paysage irréel sur Instagram, je me retrouve enfin devant le Salar de Uyuni, ce majestueux désert blanc, situé au sud-ouest de la Bolivie, cette étendue immense blanche immaculée, un spectacle visuel presque unique au monde qui m’a fait rêver pendant des mois – et qui est devenu l’un des paysages les plus marquants de ma petite vie de voyageuse.

Mon récit sur cette aventure de 3 j / 2 nuits dans le Salar d’Uyuni et le Sud Lipez est disponible ici.

JOUR 10 – De la Bolivie à Cuzco, la ville impériale

Conseils aux voyageurs:

Depuis Uyuni, jusqu’à Cusco, nous étions un peu obligés de refaire le chemin à l’envers – Uyuni – La Paz puis la Paz – Cusco. Autant dire que le trajet s’annonçait long, et il l’était! Quasiment 24h de bus .. il fallait être motivé (ou ne pas avoir le choix!). S’il y a bien un conseil que je peux vous donner, c’est de favoriser l’avion entre La Paz et Cusco si votre budget n’est pas trop serré. Le trajet en bus nous a paru long, bien qu’économique – environ 40 euros aller retour pour effectuer le trajet La Paz – Uyuni, puis 12 euros pour rejoindre Cusco. En revanche, les bus proposés sont des bus semi-cama, c’est à dire que l’on peut s’allonger comme si l’on était dans un lit, ou presque.

JOUR 11 – Cusco et la Vallée Sacrée

Nous arrivons enfin à Cuzco, un arrêt indispensable sur la route du Machu Picchu, mais c’est également le point de départ idéal pour partir à la conquête de la Vallée Sacrée et de ses magnifiques sites incas. Imprégné du culture ancienne et entouré du mysticisme des Andes, Cuzco est la ville la plus ancienne habitée de façon continue aux Amériques, et le lieu de naissance et le centre de l’Empire Inca.

Nous n’avons que 2 jours pour découvrir Cuzco et la Vallée Sacrée, alors on ne peut pas tout voir. On consacrera donc deux matinées à la découverte de la Cité Impériale, et deux après-midi à la découverte de la Vallée Sacrée.

On découvre d’abord Moray, un amphithéâtre constitué de plusieurs terrasses disposées en cercles concentriques. Moray était un centre de recherche agricole inca avec des cultures en terrasses circulaires créant 20 différents microclimats. Avec un écart de 15°C de température, plus de 250 espèces de plantes y étaient cultivées. Assez impressionnant comme paysage, avec les montagnes en fond.

On arrive ensuite aux Salines de Maras, un site surprenant de sources d’eaux salées qui coulent depuis des siècles et qui sont encore exploitées par la population locale aujourd’hui. Les Salines regroupent environ 4000 bassins d’eau naturelle construits au flanc de la montagne où s’écoule le rio salé, d’où sont extraits du sel. A l’époque, autour des II et IIIème avant J.C., les bassins approvisionnaient en sel la région de Cusco mais aussi le Pérou tout entier.

Selon une justification justification géologique, il s’agirait de couches de sel naturellement présentes dans la roche qui sont atteintes par l’eau des nappes souterraines s’installant dans des fentes à la surface et créant ainsi de l’eau salée.

Sur le trajet du retour, on s’arrête à Chinchero, un petit village blanc au charme andin, où nous nous sommes retrouvés seuls au milieu de ruines, loin de l’agitation. On se promène dans les petites rues pavées, entre les maisons en adobe, et c’est dans le petit marché du village que l’on découvre les ateliers où l’on nous explique tout le processus de fabrication du textile. C’est d’ailleurs ici que j’ai acheté mon poncho, et mon bonnet rouges [ben oui, il fait froid à 5000m d’altitude!]. On se fera même quelques nouveaux copains 😉
Chinchero a été mon petit coup de coeur de la Vallée Sacrée.

Conseils aux voyageurs

Le billet touristique (boleto turistico) complet (130 soles ou environ 35 euros) permet de visiter quelques musées de Cusco, mais surtout les sites proches de Cusco et les sites de la Vallée Sacrée (qui n’incluent pas le Machu Picchu). Le billet est valable 10 jours. Il existe aussi un billet partiel si vous n’avez le temps de faire que les sites proches de Cusco ou que les sites de la Vallée Sacrée, valables 2 jours chacun (75 soles).
Tous ces sites sont facilement accessibles en taxi/Uber ou en prenant des colectivo locals. L’avantage du taxi, c’est qu’il vous attend pendant que vous visitez les sites touristiques. Pensez à négocier le prix, tout est négociable au Pérou.

JOURS 12 & 13 – LE Machu Picchu: Merveille du monde moderne

La « Cité Perdue des Incas » a été élu Merveille du Monde Moderne en 2007 et inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Et quelle merveille! La beauté du site, la nature environnante et l’atmosphère mystique qui s’en dégagent laissent tout simplement un souvenir impérissable. Découvert tardivement en 1911 par l’explorateur américain Hiram Bingham, le Machu Picchu (ou « Vieille Montagne ») a étonnement été omis par les conquistadors espagnols.

Il nous aura fallu deux jours pour rejoindre Machu Picchu Pueblo ou Aguas Calientes, et visiter le Machu Picchu. On a utilisé la méthode économique pour y aller. Environ 6h30 de bus depuis Cusco jusqu’à Hidroelectrica. A partir de là, nous avons marché 2h (à vive allure) jusqu’à Aguas Calientes. Je vous détaille notre visite de cette merveille du monde dans cet article dédié.

Conseils aux voyageurs:

Un seul conseil: Eviter les tours opérateurs à tout prix. Il est très facile de prévoir uniquement le transport pour se rendre à Hidroelectrica, et se débrouiller seul pour la suite du voyage. Pourquoi être si catégorique? Parce que les tours opérateurs ne sont là que pour gagner de l’argent et ça se ressent ! Si le trajet se passe à peu près bien (6h30 de mini bus avec un chauffeur et un « guide » plus ou moins sympathiques), aucun guide de nous accompagne sur le reste du trajet. Après tout, tant mieux, on en profite pour marcher à notre allure (rapide) jusqu’à Aguas Calientes pour pouvoir profiter des sources d’eaux chaudes à notre arrivée. On est malgré tout obligés de retrouver un guide tout à fait inconnu en arrivant à Aguas Calientes pour dîner avec une partie du groupe, sans le guide, qui décide de manger à une autre table… Ils ne font même pas l’effort de dîner avec vous, et vous emmènent dans l’un des restaurants les plus mauvais du coin. Si c’était à refaire, je réserverais simplement le ou les bus depuis Cuzco jusqu’à Hidroelectrica, pour éviter les mauvaises surprises à l’arrivée.

En bref, pour 90 euros, nous avions le transport de Cuzco à Hidrolelectrica, un petit déjeuner, un déjeuner et un dîner inclus, puis le guide qui nous attendait à l’entrée du Machu Picchu – Sachant que l’entrée classique coûte déjà 40 euros.


JOUR 14 – Rainbow Mountain, l’Arc-en-ciel au bout des doigts

J’avais vu des centaine de photos de la fameuse « Montana de 7 colores » (ou « Rainbow Mountain »), et je dois avouer que j’avais peur de rencontrer de mauvaises conditions météorologiques, ou tout simplement d’être déçue. Surtout quand tu sais qu’il va falloir marcher jusqu’à son sommet à 5000m d’altitude, et que tu peux rencontrer des difficultés à respirer une fois arrivée sur place ! Et je vous confirme qu’après 15 minutes de marche, j’ai ressenti le fameux « Soroche » ou mal de l’altitude que beaucoup ressentent à partir de 3000m. 1h de marche plus tard, nous étions arrivés au sommet. On dit souvent qu’il faut souffrir pour être belle 😀 bon, et bien là, il fallait souffrir pour avoir la vue presque irréaliste qui se dessinait devant nos yeux.

Et puis, comme j’en n’ai pas eu assez, et que la montagne d’en face a quand même l’air super cool, je poursuis la montée jusqu’à la Vallée Rouge, avant de redescendre. Je souffle, je souffre même encore un peu, mais Wouaaaah ! Quelle vue! Quel paysage ! Malgré les difficultés rencontrées pendant la montée, je n’ai eu aucun regret parce que les paysages là-haut son vraiment hors normes. Et je vous jure qu’aucune des photos n’a été retouchée !

JOUR 15 – Cusco – Pisac et les hauteurs de la cité impériale

  • Cusco, la ville impériale

Cusco fut la capitale de l’empire Inca « Tawantinsuyu ». La légende raconte que la ville a été fondée au XIe ou au XIIe siècle par Manco Capac et Mama Oqllo après leur « naissance » au Lac Titicaca. Cusco est véritablement une ville chargée d’histoire, que l’on a envie de manquer sous aucun prétexte. Ville coloniale construite par les Espagnols sur les vestiges des bâtiments Incas, elle doit son nom au rôle de centre qu’elle occupait durant l’Empire Inca : Qusqu, qui signifie « nombril du monde » en Quechua. Cette ville a un charme fou, avec son architecture à la fois inca et coloniale. Entre ses multiples églises, ses petits quartiers aux rues pavées mais surtout ses murs datant de la civilisation Inca, Cusco a beaucoup a de quoi vous faire craquer. 

De nombreux quartiers méritent le détour tant la ville recèle de belles découvertes. San Blas est l’un des quartiers typiques les plus jolis où se trouvent plusieurs artisans, des galeries, un petit marché local, ainsi que de jolis cafés et restaurants. Les rues étroites offrent parfois d’étonnantes surprises comme la rue Hatunrumiyok et sa pierre aux 12 angles, démonstration de l’impressionnante technique de construction des Incas : aucun ciment n’était utilisé, mais aucun vide ne devait être laissé entre les pierres, ce qui a permis à de nombreuses constructions de résister aux importants tremblements de terre et d’être debout encore aujourd’hui. Autant vous dire, on remarque vite quels sont les murs construits par les Incas et ceux construits par les incapables [oui je sais, elle est bonne celle-là :p].

La Plaza de Armas demeure la plus belle place de la ville, avec ses bâtiments à l’architecture coloniale, sa magnifique Cathédrale, ses petits balcons colorés, et ses montagnes en toile de fond. On pourrait passer des heures à la contempler.

Conseils aux voyageurs

Si comme nous, vous voulez en apprendre plus sur le fabuleux passé de la cite impériale, rien de mieux que de découvrir la ville avec un guide. Nous avons retenté l’expérience avec Inkanmilkyway, l’organisation avec laquelle nous avions visité Arequipa. Le concept est simple, vous donnez ce que vous voulez à la fin du tour.

  • La Vallée Sacrée: Pisac – Tambomachay Puca Pucara  – Q’enko  – Sacsayhuaman

Pisac est l’un des sites les plus intéressants sites de la vallée sacrée. Côté village, on peut passer des heures à se balader dans le marché. Côté ruines, sur la colline, se trouve l’ancien village de Pisac, le site inca le plus complet après la citadelle du Machu Picchu. On y trouve des temples, des maisons, et des terrasses agricoles toujours utilisées.

On se rend ensuite sur les hauteurs de la ville avec notre taxi privé, pour visiter des ruines Incas : Tambomachay – Q’enko – Pukapucara – Sacsayhuaman. A quelques mètres du dernier site archéologique, se trouve l’un des plus beaux points de vue de la ville.

JOURS 16 & 17 – Lima & Callao

Si vous restez un peu plus de temps à Lima, prenez le temps de visiter Callao, située à une dizaine de kilomètres du centre de Lima. C’est ici que se trouve l’aéroport international. Même si certains quartiers de la ville sont un peu dangereux, la ville mérité le détour; elle possède des demeures aux superbes balcons, des musées, de jolies églises et la forteresse del Real Felipe, un fort ayant résisté à des guerres et à des attaques de pirates. Outre ces bâtiments historiques, l’attrait majeur de Callao est sa proximité avec les îles Palomino et San Lorenzo, la zone marécageuse Humedales de Ventanilla ou ses plages de galets. Plutôt sympa quand le temps est clément.

J’ai adoré ce premier voyage en sac-à-dos qui n’était pas de tout repos ! J’en ai pris plein les yeux, fait de très belles rencontres – Ça m’a tout simplement donné l’envie de partir un peu seule à l’aventure et de continuer à parcourir l’Amérique Latine, qui recèle de tant de merveilles à découvrir.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s