Echappée belle aux couleurs de la Colombie avec Copinesdevoyage

La Colombie est un pays aux mille visages, une palette de couleurs infinie qui vibre au rythme enivrant de la salsa. Entre montagnes andines drapées de brume, villages aux façades éclatantes, plantations de café aux verts intenses et plages caraïbes aux eaux turquoise, chaque étape du voyage nous transporte dans un univers unique et enchanteur.

Longtemps associée aux années de guérilla et aux enlèvements des FARC, la Colombie a désormais tourné la page. Elle se révèle désormais comme une invitation irrésistible au voyage, rythmée par la musique, la chaleur humaine et une énergie contagieuse. La Colombie d’aujourd’hui n’a plus grand chose à voir avec les clichés que l’on entend encore parfois. C’est un pays qui s’est relevé, qui a retrouvé le sourire et qui le partage généreusement. Bienvenue au pays de l’Eldorado pour deux semaines d’aventure avec Copines de Voyage, un périple où se mêlent émotions, rencontres et émerveillement.

L’itinéraire des copines:
  • Jours 1 & 2 – Bogotá
  • Jour 3 – Bogota – Pereira – Salento
  • Jour 4 – Salento – Vallée de Cocora – Manizales
  • Jour 5 – Manizales – Medellin
  • Jours 6 & 7 – Medellin
  • Jour 8 – Guatape & el Penol
  • Jour 9 – Carthagène
  • Jour 10 – La Boquilla
  • Jours 11 & 12 – Isla Grande
  • Jours 13 & 14 – Carthagène

A cet itinéraire, j’ai rajouté deux journées à Bogotá et ses alentours, et une journée à Carthagène.

Notre voyage entre copines débute à Bogotá, capitale nichée à plus de 2 600 mètres d’altitude, au creux des Andes colombiennes. Pour découvrir la ville, rien de mieux qu’une visite guidée avec notre première guide du séjour, Ingrid, qui nous plonge immédiatement dans l’histoire et la culture locales.


Nous commençons la découverte de la ville avec le musée de l’Or, véritable trésor national. Ses 34 000 pièces composent la plus importante collection d’orfèvrerie préhispanique au monde et rendent hommage aux civilisations Quimbaya, Taironas, Muiscas et Tolimas. Chaque vitrine raconte un fragment d’histoire et nous transporte dans un passé où l’or n’était pas seulement un symbole de richesse, mais un lien spirituel avec les dieux. On en apprend plus sur la légende du Lac Guatavita (dont je vous parle à la fin de cet article). La sculpture de la barque dorée du lac Guatavita représente un chef richement orné parcourant une étendue d’eau sacrée à bord d’une barque afin d’accomplir le grand rituel d’El Dorado. Ce dernier consistait à réjouir la déesse du lac en y jetant une importante quantité d’or. Les espagnols ont alors baptisé ce chef, l’El Dorado (le Doré). Les Espagnols ne sont pas parvenus à mettre la main sur El dorado, mais ont découvert le lac Guatavita, qu’ils ont tenté de vider, en 1545. Une fois le niveau de l’eau suffisamment bas, ils ont découvert des centaines de pièces d’or le long des rives, mais n’ont jamais atteint le précieux trésor se trouvant supposément dans les profondeurs.

De là, nous poursuivons notre découverte culturelle à la Fondation Botero. L’artiste colombien y déploie son univers si reconnaissable, où les formes s’arrondissent avec malice. Nous déambulons parmi ses œuvres emblématiques, mais aussi au milieu de sa collection privée, qui révèle 85 chefs-d’œuvre signés Dalí, Picasso, Monet et bien d’autres maîtres internationaux.

En sortant, l’art laisse place au charme des rues pavées. Nous gagnons la Candelaria, le quartier colonial aux façades colorées, où chaque balcon fleuri semble veiller sur l’histoire. En suivant ces ruelles animées, nous débouchons sur la Plaza del Rosario, puis sur l’imposante Plaza Bolívar, cœur politique de la ville, entourée de bâtiments majestueux qui rappellent le poids historique de Bogotá. Puis, nous nous laissons porter par le charme de Bogotá, en flânant dans ses ruelles ornées de street art, en nous imprégnant des sons, odeurs et couleurs qui font battre le cœur de la capitale. Chaque coin de rue est une surprise : un morceau d’histoire, une scène du quotidien ou une rencontre chaleureuse. Bogotá nous ouvre les bras et nous plonge déjà dans la richesse de la Colombie.

En chemin, il est possible de faire une halte gourmande au marché couvert de la Concordia, où le produit phare est la chicha, une boisson traditionnelle locale, non alcoolisée.

La visite continue avec un arrêt incontournable : le marché de Paloquemao, le plus grand de la ville. Ici, c’est un festival de couleurs et de parfums. Les étals débordent de fruits tropicaux aux formes étranges, de fleurs éclatantes et d’épices parfumées. Goûter un lulo, une granadilla, un guanabana ou un jus de maracuyá devient presque un jeu, une leçon de saveurs à ciel ouvert qui nous relie immédiatement à la culture colombienne. Il semblerait que la Colombie soit le pays où l’on trouve le plus de variétés de fruits!

La journée se termine au Montserrat, le symbole de Bogota. Le Cerro de Monserrate offre une vue imprenable sur la capitale et ses environs. perché à 3152 mètres d’altitude, le Sanctuaire, accessible par téléphérique ou funiculaire, est un lieu de pèlerinage très fréquenté les jours de fêtes religieuses.

Si vous souhaitez organiser votre propre découverte de Bogotá, vous pouvez réserver un tour avec Beyond Colombia, avec qui j’ai également fait une visite guidée de Bogota avant l’arrivée de mes copines de voyage : ils proposent chaque jour des visites à thème qui permettent de capter l’âme de la ville.

Les environs de la capitale offrent de nombreuses possibilités d’excursions d’une journée à la découverte de Cundinamarca. J’en ai profité pour découvrir les environs de Bogota sur une journée.

À à peine deux heures de route de Bogotá, la lagune de Guatavita fascine par ses eaux émeraude et son histoire légendaire. Berceau du mythe d’El Dorado, ce lac sacré des Muiscas accueillait autrefois des offrandes d’or jetées dans ses profondeurs. Aujourd’hui, on y accède par une visite guidée qui mène jusqu’au cratère, offrant une jolie vue sur les Andes environnantes – par beau temps. Le village de Guatavita, aux maisons blanches et toits rouges, complète l’escapade avec ses ruelles pavées et ses artisanats locaux. Get Your Guide propose plusieurs excursions guidées à la journée.

À seulement une heure de route de Bogotá, la Cathédrale de sel de Zipaquirá dévoile un temple surprenant enfoui sous terre. Creusé dans les tunnels d’une ancienne mine de sel, ce sanctuaire souterrain invite à un voyage spirituel à travers les 14 stations du Chemin de Croix, sculptées dans le sel, avant d’atteindre une coupole où trône une immense croix sculptée de 16 m. L’éclairage coloré accentue la solennité et la beauté des sculptures. Ouverte tous les jours de 9h à 17h40, la visite dure entre une et trois heures selon l’expérience choisie (audioguide, musée, activités annexes). Les billets débutent à environ 21 € pour les touristes étrangers. Il est possible de réserver son excursion à la journée sur Get Your Guide.

Temps de trajet entre Bogotá et Pereira: 1h à 1H15 de vol et environ 30min de voiture

Une des plus belles régions de Colombie à découvrir est celle où l’on cultive le café, la denrée la plus célèbre du pays. S’élevant à plus de 1700 m au-dessus de la mer, la région comprend trois départements dont l’ensemble forme le Triangle du café.

Avec son aéroport, Pereira est la porte d’entrée du Triangle du café. Entourée de collines couvertes de plantations de café et de paysages luxuriants, Pereira est un point de départ idéal pour explorer les fincas (exploitations agricoles) et découvrir les secrets de la culture du café.

Au cœur de la campagne colombienne, nous avons visité La Divisa de Don Juan, une finca familiale qui offre une immersion authentique dans l’univers du café colombien. Les traditions sont de mise ici. On enfile le poncho et le sombrero traditionnel, puis on part entre les rangées de caféiers pour cueillir les cerises rouges à la main. La visite se poursuit avec la démonstration des étapes de production : dépulpage, séchage au soleil et torréfaction artisanale. L’expérience se termine par une dégustation de café filtré sur une terrasse panoramique, face aux collines verdoyantes du paysage culturel du café, classé à l’UNESCO. Entre accueil familial, participation active et parfum envoûtant du café frais, c’est une expérience à la fois pédagogique et chaleureuse.

Je dois l’avouer, c’est probablement ce que j’attendais le plus de mon voyage. À quelques kilomètres de Pereira, la vallée de Cocora est un spectacle unique. Dans cette étendue verdoyante, des palmiers à cire – les plus hauts du monde, pouvant dépasser 60 mètres – s’élancent vers le ciel, souvent enveloppés de brumes andines. Une randonnée de 4 à 6 heures permet de traverser des forêts de nuages, et des pâturages où paissent paisiblement les chevaux. Chaque virage offre un panorama de carte postale sur cette nature préservée.

Information pratique: L’entrée dans la Vallée de Cocora est de 10 000 pesos (2,30€) par personne. Pour vous y rendre, vous devez prendre la jeep qui part de la place centrale de Salento. Il y a un départ toutes les heures à partir de 6h30 du matin. Comptez 4 000 pesos (0,90€) par personne.

Après les collines verdoyantes de la région de Cocora, direction Salento, un charmant village colonial perché dans les montagnes. Hélas, nous ne sommes pas seules, d’autres ont eu la même idée – les rues sont bondées. Qu’à cela ne tienne, on se lèvera aux aurores demain !

Ses façades colorées, ornées de portes et de balcons en bois peints, semblent tout droit sorties d’une autre époque. Dans les ruelles pavées, on croise des jeeps Willys chargées de sacs de café, des artisans souriants et des arômes de cacao et d’espresso qui s’échappent des cafés familiaux. Salento est la porte d’entrée de la vallée de Cocora, mais aussi une étape où l’on prend le temps : déguster une glace en admirant les devantures colorées, flâner sur la Plaza de Bolívar ou admirer un coucher de soleil sur les Andes depuis le Mirador de Salento. Ici, tout respire la douceur de vivre colombienne.

Temps de trajet entre Salento et Manizales: environ 1h30 de route

Nichée au cœur des collines verdoyantes du paysage culturel du café, l’Hacienda Venecia est de ces lieux qui donnent l’impression que le temps s’arrête. On arrive par une route sinueuse entourée de plantations à perte de vue, et déjà l’odeur du café fraîchement torréfié flotte dans l’air.

Ici, les journées commencent doucement, avec le chant des oiseaux et la lumière dorée du matin qui éclaire les rangées de caféiers. On se réveille au rythme tranquille de la campagne, un mug fumant entre les mains, en regardant la brume se dissiper sur les collines. Entre deux activités, on profite de la piscine ou d’un hamac sous un grand arbre, bercé par le bruit des cigales et le parfum du café.

Le soir, un dîner maison et très savoureux réunit les voyageurs autour d’une grande table. Les discussions se prolongent sur la terrasse. Et on se dit qu’ici, au milieu des collines de Manizales, on a trouvé un petit bout de paradis. Un seul regret: devoir quitter si vite notre petit nid douillet.

Temps de trajet entre Manizales et Medellín : environ 5H de route (quand tout va bien !)

Après un long trajet passé sous la chaleur, nous atteignons notre prochaine étape. Autrefois tristement célèbre pour sa violence et son cartel, Medellín est aujourd’hui une ville innovante et vibrante, symbole de résilience et de renouveau. Entre ses collines verdoyantes, son Metrocable qui relie les barrios aux hauteurs, et son street art coloré, la métropole colombienne a su se réinventer et offre désormais une énergie créative et accueillante. Cette transformation se ressent particulièrement dans les quartiers populaires, comme La Loma, perchée sur les hauteurs de la ville.

C’est à La Loma, sur les hauteurs de Medellín, que nous avons posé nos sacs pour quelques jours, loin des circuits touristiques classiques. Ici, entre collines verdoyantes et fresques colorées, la ville dévoile une âme authentique. Nous avons trouvé refuge à lHostal del Cielo, une auberge conviviale qui surplombe le quartier et où tout respire la simplicité et la chaleur humaine. C’est là que nous avons découvert Call Me Mami, le projet solidaire de Thomas. L’idée lui est venue après une immersion imprévue dans une famille du quartier, qui l’avait accueilli avec une générosité bouleversante. Touché par cette expérience et par la force des habitants, Thomas a décidé de tout quitter pour s’installer à La Loma et lancer ce projet, qui s’adresse en priorité aux mères seules et aux familles nombreuses, souvent confrontées à des conditions économiques précaires.

Le concept est simple et touchant: accueillir des voyageurs au cœur du barrio pour leur faire vivre une expérience humaine et authentique, tout en soutenant directement les familles locales. Selon les envies et les disponibilités, on peut loger à l’auberge ou chez l’habitant. Les familles sont sélectionnées et formées aux normes d’hygiène, de sécurité et à l’accueil touristique. Chaque nuit réservée dans une famille génère des revenus, dont les trois quarts sont versés directement aux familles. Dans les deux cas, les journées sont rythmées par des moments de partage avec les habitants : apprendre à cuisiner des arepas maison, écouter les histoires derrière chaque fresque de street art, ou simplement partager un café sur une terrasse suspendue au-dessus de Medellín.

Ces deux jours passés à La Loma ont été l’un des moments les plus forts en émotions de ce voyage. Découvrir la vie de ces familles, écouter l’histoire de ces enfants, ressentir leur tendresse incroyable et leur joie sincère malgré les difficultés, tout cela nous m’a profondément touchée. Nous avons pris le temps de vivre la ville autrement, d’écouter, d’échanger et de comprendre ce quartier souvent réduit à ses célèbres escaliers colorés. Mais derrière les photos, il y a surtout des sourires, de la résilience et une chaleur humaine inoubliable. Je ne peux que vous recommander de vous y aventurer – vous serez reçus les bras grands ouverts!

La Comuna 13 est un quartier qui a connu une transformation incroyable. La ville a été le centre opérationnel du cartel du narcotrafiquant le plus recherché au monde des années 1970 au début des années 1990. Après un passé sombre, marqué par la violence et le crime, la Comuna 13 est aujourd’hui un symbole d’espoir et de renaissance. Aujourd’hui, on y vient pour admirer ses fresques de street art colorées qui racontent une histoire forte, prendre les impressionnants escaliers mécaniques qui relient les ruelles en hauteur, et découvrir un autre visage de la ville. C’est un lieu vivant, vibrant, impressionnant. Mais je remarque aussi qu’il est devenu très touristique, ce qui complexifie parfois la rencontre avec l’authenticité du quartier.

Après une visite haute en couleur, nous partons à la rencontre d’une association de femmes issues des conflits armés. Ces femmes courageuses partagent avec nous leurs parcours, les difficultés liées aux déplacements dans les comunas, et les cicatrices laissées par un passé douloureux. Dans un esprit d’échange, elles nous invitent ensuite à déjeuner puis à participer à un atelier de fabrication de bracelets, animé par Pablo, l’un des membres de l’association. Ce moment convivial nous permet non seulement de découvrir un artisanat local, mais aussi de tisser des liens avec ces femmes inspirantes et résilientes.

Temps de trajet entre Medellin et le Peñol: environ 1h45 à 2h de route

Nous quittons la ville au petit matin, laissant derrière nous ces immeubles et ces collines pour emprunter une route sinueuse qui serpente à travers la campagne antioquienne. Peu à peu, le paysage s’ouvre et une silhouette massive apparaît à l’horizon : le Rocher du Peñol, un monolithe impressionnant qui domine la région. Pour atteindre le sommet, 700 (et quelques) marches nous attendent. L’ascension est un vrai défi pour les mollets, mais chaque pause nous offre un panorama de plus en plus vaste. Et au sommet… Quelle vue! Devant nous, un labyrinthe de lacs turquoise et de presqu’îles verdoyantes, vestiges de la création d’un réservoir hydroélectrique. Entre le bleu profond de l’eau et le vert éclatant des collines, la nature compose une toile vivante, presque irréelle.

Encore émerveillés, nous reprenons la route vers Guatapé, ce petit village coloré niché au cœur des montagnes verdoyantes d’Antioquia. Ici, chaque maison est un tableau : façades éclatantes, volets peints, fleurs aux balcons, et surtout les fameux zócalos, ces bas-reliefs colorés au bas des murs qui racontent des scènes de la vie quotidienne ou représentent des animaux. Se promener dans ces ruelles pavées, c’est comme entrer dans un décor de cinéma : on a envie de tout photographier. On flâne entre les petites places ensoleillées, les cafés chaleureux et les boutiques d’artisanat où flotte un parfum de douceur colombienne.

Temps de trajet entre Guatape et Carthagène: environ 2h de route jusqu’à Medellin puis 1h30 de vol depuis Medellin

Changement de décor (et de température) pour cette dernière étape : bienvenue sur la côte caraïbe!

Partis en 1533 à la recherche du légendaire royaume d’El Dorado, les Espagnols débarquent à Carthagène et bâtissent sa richesse sur l’or, le sucre et l’esclavage. Aujourd’hui, ce joyau d’architecture coloniale de la côte caraïbe séduit par son authenticité et son éclat, particulièrement dans la vibrante Ciudad Vieja.

Derrière ses épais remparts, la ville dévoile des patios fleuris, des balcons en bois sculpté et des ruelles pavées qui respirent la romance et l’histoire. Les imposants hôtels particuliers aux façades rouges, bleues ou orangées ont été reconvertis en établissements de charme : hôtels intimistes, restaurants chics, cafés ombragés. Les places bordées de palmiers et les églises séculaires complètent ce décor de carte postale. Carthagène est une explosion de couleurs, de parfums et de sons. Ses façades disparaissent sous un déluge de bougainvillées et d’hibiscus, tandis que les rythmes afro-caribéens résonnent dans chaque rue, évoquant La Havane, mais en version plus préservée.

À la tombée de la nuit, la magie opère encore : musiciens et danseurs s’installent sur les places, la salsa et la cumbia s’échappent des bars, et les terrasses invitent à savourer un cocktail ou un ceviche en admirant le va-et-vient des calèches. Ici, on flâne, on s’émerveille et on se laisse doucement happer par la douceur de vivre caribéenne. L’un des endroits les plus sympas de Carthagène pour observer le coucher de soleil est la Terraza Municipal. Ce spot en plein air accueille de nombreux food truck, dans une ambiance chill.

Le Château de San Felipe de Barajas est également un incontournable lors d’un séjour à Carthagène, bien qu’il n’ait pas marqué nos esprits. Achevé en 1657, il a été construit pour faciliter l’observation et la défense contre les invasions et les attaques continues que la ville a subies de la part des armées anglaises et françaises, ainsi que des pirates. Au fil des années, le château a résisté à de nombreuses attaques. Le château se visite en quelques minutes – sans explication si vous ne demandez pas les services d’un guide à l’entrée.

À quelques kilomètres au nord de Carthagène, loin de l’agitation de la ville, se trouve le petit village de la Boquilla. On découvre un village aux racines afro-colombiennes où la pêche se transmet de génération en génération. On vit ici au rythme des marées et des saisons, en harmonie avec la mer qui nourrit et façonne chaque jour la vie du village.

Arrivées dans le village, on embarque sur un canoë, glissant doucement sur les eaux calmes des mangroves. Autour de nous, les tunnels verts se referment, filtrant la lumière et laissant entendre le chant des oiseaux et le clapotis de l’eau. On écoute les pêcheurs raconter l’importance de cet écosystème fragile.

Puis vient le moment d’apprendre les gestes d’autrefois. On déploie les filets, on pose les cages à poissons et à crabes, et on se rend compte que cette pêche demande patience et précision. Ce n’est pas juste une activité pour touristes, on est dans le partage d’un savoir-faire authentique.

En fin de matinée, on ramène notre “butin” et on partage un repas convivial, préparé avec les prises du jour : poisson frais grillé, riz à la noix de coco, patacones croustillants, crabe, et jus de fruits tropicaux.

Temps de trajet entre Carthagène et Isla Grande: environ 45 minutes en bateau

Isla Grande, la plus vaste des îles de l’archipel des Islas del Rosario, est un petit paradis tropical à seulement 45 minutes en bateau de Carthagène des Indes. Réputée pour ses eaux turquoise, ses plages de sable blanc et sa nature préservée, l’île offre un savant mélange de farniente, d’exploration et d’aventure. Au programme : snorkeling dans les récifs coralliens, massage, baignades dans des lagunes paisibles et longues siestes à l’ombre des palmiers. C’est la parenthèse paisible de notre voyage.

La plupart des hôtels d’Isla Grande proposent des sorties de snorkeling directement depuis la plage. Pour les plus curieux, une plongée insolite vous attend : celle qui mène à l’épave d’un petit avion, surnommé l’avion de Pablo Escobar. L’appareil repose à faible profondeur, dans une eau claire, ce qui le rend facilement accessible avec un simple masque et tuba.

Il est possible d’opter pour une sortie snorkeling en bateau avec deux arrêts, généralement autour des récifs coralliens et de l’épave. C’est une bonne option pour découvrir la richesse marine de l’archipel. Prix indicatif (réservé via notre hôtel Rosario del Mar): 175 000 COP par personne (environ 37 €), équipement inclus.

Autre moment magique à vivre sur l’île : la sortie nocturne vers la Lagune Enchantée (Laguna Encantada) pour observer le plancton bioluminescent. À la tombée de la nuit, on se laisse glisser dans l’eau noire… et à chaque mouvement, des milliers de micro-organismes s’illuminent autour de nous. Une expérience lumineuse, et plutôt fun ! Tarif indicatif (réservé depuis notre hôtel Rosario del Mar) : 100 000 COP, transport en bateau + gilet inclus.

Envie de pousser la détente jusqu’à son maximum? Les massages proposés à l’hôtel Rosario del Mar sont exceptionnels. Probablement l’un des meilleurs massages de ma vie, à seulement 200 000 COP (42 euros).

Comment se rendre à Isla Grande? On y accède en bateau rapide depuis le port de la Bodeguita à Carthagène, avec des départs le matin (entre 8h et 10h) et des retours l’après-midi (vers 14h–15h). L’AR coûte environ 11 euros. Avant d’embarquer, il faut également payer une taxe portuaire obligatoire au guichet du port de la Bodeguita. Montant de la taxe portuaire : 23 000 COP par personne (environ 5 €), payable uniquement en espèces. Si de nombreuses excursions à la journée sont disponibles, passer au moins une nuit sur place permet de vraiment goûter à la magie de l’île, loin de l’agitation touristique de Carthagène.



Des ruelles animées de Bogotá à la côte ensoleillée de Carthagène, en passant par Medellín et Guatapé, embarquez pour un voyage culinaire haut en couleurs 🍴! Laissez-vous guider par cette sélection de restaurants et cafés où saveurs locales, lieux insolites et ambiance chaleureuse sont au rendez-vous.

À Bogotá

☕ El Jaguar: Un café typique et super mignon situé dans la capitale. On y déguste un excellent café issu d’une finca locale, dans un cadre cosy et authentique. Parfait pour une pause caféine avec du vrai caractère.

El Duende: ce restaurant colombien et péruvien est situé dans une maison coloniale républicaine vieille d’environ 400 ans, qui raconte la légende du Duende de la Candelaria. Un petit restaurant du centre-ville où l’on mange très bien.

Casa Río : Une adresse idéale pour goûter à une cuisine fraîche et bien pensée, dans un cadre relax du quartier branché de Chapinero. L’ambiance y est à la fois conviviale et élégante.

Andres Carne de Res: impossible de passer à Bogota sans visiter le célèbre restaurant Andres. J’ai eu la chance d’y aller avec mes collègues, et j’en garde un souvenir mémorable! C’est un restaurant, un bar, mais également une boîte de nuit à l’ambiance et au décor extraordinaires. C’est un univers à part. On y mange, puis on y danse sur des rythmes caribéens.

Colombia Club: pour aller danser au rythme de la musique colombienne, n’hésitez pas à franchir les portes de ce club. L’entrée est payante.

salento

Camino Real: Avec sa devanture toute simple, il dissimule un joli patio au fond duquel a été aménagé un poil pour les plus frileux. La carte propose une bonne variété de mets typiques à prix assez élevés mais de qualité. Sans parler du cadre et de la vue sur la vallée qui en fait un lieu d’exception. Petit bémol toutefois pour le service.

Medellín

Berracas de la 13: situé en plein coeur de la Comuna 13, sur les hauteurs de Medellin, ce restaurant fait écho à un projet d’entraide pour subvenir aux besoins des femmes et enfants du quartier, victimes de violences. On y mange très bien, et les portions sont généreuses. Le petit plus: la vue depuis la terrasse du restaurant.

Il Castillo: Ce restaurant italien niché dans le quartier animé de Medellin propose une cuisine raffinée et savoureuse, dans un joli cadre. Parfait pour une soirée autour de bonnes pâtes et d’un bon vin pour changer de la gastronomie locale.


Guatapé

Forastero: Ce petit restaurant situé sur la place principale de la ville de Guatapé offre une vraie expérience locale. Une carte de plats généreux, faits maison, avec des saveurs inoubliables. Une note particulière pour la cazuela de mariscos, un délice!


Carthagène

San Nicola : Un restaurant où la musique live donne le ton. Plats généreux, ambiance animée : une belle adresse au décor soigner pour vivre la vie nocturne caribéenne dans toute sa splendeur.

Pezetarian: Un concept original de fusion entre la cuisine japonaise et colombienne. Fraîcheur, audace et équilibre des saveurs sont au rendez-vous. On s’en lèche encore les babines!

Cusco Cocina Peruana: Une excellente adresse pour les amateurs de cuisine péruvienne : ceviche, tiraditos, lomo saltado… une belle invitation au voyage dans un très beau cadre.

La Vieja Guardia: ce petit restaurant à l’écart de l’agitation propose une cuisine traditionnelle revisitée avec goût. Il dispose d’une terrasse ombragée joliment décorée. L’endroit parfait pour découvrir les classiques colombiens dans un cadre agréable.

Doña Lola: Chez Doña Lola, on mange au beau milieu d’une galerie d’antiquités située dans un palais colonial romantique. On y sert des plats traditionnels de Carthagène et des délices inspirés des Caraïbes, préparés par un chef local.

Bar Rooftop Urania: ce bar rooftop offre un cadre parfait pour observer le coucher du soleil sur la vieille ville de Carthagène. Le petit plus? Son bar avec piscine.

Rosario del Mar: l’hôtel où nous avons séjourné une nuit propose un grand choix de spécialités de poissons et fruits de mer. On y a plutôt bien mangé.


Alors, vous prenez le prochain vol?

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