La Thaïlande, c’est une invitation au voyage, à la découverte et à l’évasion. Un pays où l’on a parfois l’impression de changer complètement de décor à chaque étape : des rues animées de Bangkok aux plages bordées de cocotiers, des temples majestueux aux marchés de nuit, puis des gratte-ciel aux montagnes couvertes de jungle.
Ce qui me plaît particulièrement en Thaïlande, c’est justement cette incroyable diversité. Une capitale ultra-moderne et pourtant profondément ancrée dans ses traditions, des îles paradisiaques où il suffit parfois de prendre un chemin de traverse pour trouver une plage presque déserte, des temples qui semblent sortir tout droit d’un rêve et des paysages qui invitent autant à l’aventure qu’à la contemplation.
Et puis, il y a la cuisine. La citronnelle, le basilic thaï, les currys, le piment, les fruits tropicaux, le pad thaï, le mango sticky rice… Difficile de parler de la Thaïlande sans parler de ses saveurs ! Ici, manger fait véritablement partie du voyage, que ce soit dans un petit restaurant de rue, sur un marché ou au détour d’une échoppe où l’on s’arrête simplement parce qu’une bonne odeur nous a attiré.
Pour une première découverte du pays, j’avais envie de retrouver toute cette diversité et de prendre le temps d’explorer plusieurs régions. Mon voyage m’a ainsi menée de Bangkok aux îles de Koh Samui et Koh Phangan, avant de remonter vers le nord, à Chiang Mai puis Chiang Rai.
Trois semaines pour découvrir des paysages très différents, visiter des temples, profiter des plages, randonner au milieu des montagnes et des rizières, goûter à la cuisine locale et faire de belles rencontres. Un itinéraire entre incontournables, coups de cœur et quelques détours qui méritent, je l’espère, une place dans votre propre voyage.
Alors, prêt à embarquer pour le « pays du Sourire » ?
BANGKOK l’efferverscente
Capitale de la Thaïlande depuis 1782, Bangkok est une ville en perpétuel mouvement, à la fois bruyante, bouillonnante et fascinante, qui nous emporte dans son tourbillon dès les premiers instants. Une semaine ne suffirait probablement pas pour en explorer toutes les facettes, tant la capitale thaïlandaise est vaste, foisonnante et pleine de contrastes.
Ici, les traditions ancestrales côtoient une modernité démesurée, les temples paisibles se dressent au milieu d’une circulation intense et les gratte-ciel dominent les petites rues animées. Bangkok est une ville de contrastes, où l’agitation d’un quartier peut laisser place, quelques rues plus loin, à une atmosphère étonnamment paisible. Et c’est sans doute ce qui la rend aussi fascinante : à chaque coin de rue, on peut découvrir un nouveau visage de la capitale.




le Wat Pho & son bouddha couché
Avec près de 400 temples, Bangkok offre une multitude de trésors culturels à découvrir. Et s’il ne fallait en choisir qu’un, ce serait pour moi Wat Pho. Beaucoup de visiteurs placent le Grand Palais tout en haut de leur liste. Je l’ai trouvé intéressant, mais j’ai personnellement eu un véritable coup de cœur pour Wat Pho, que j’ai trouvé beaucoup plus spectaculaire.
Le complexe est immense et regorge de bâtiments, de statues, de chedis colorés et de galeries richement décorées. On passe d’une cour à l’autre en découvrant sans cesse de nouveaux détails.
Et puis il y a évidemment le fameux Bouddha couché. 46 mètres de long, 15 mètres de haut, recouvert de feuilles d’or : difficile de passer à côté sans lever un sourcil.
Mais ce qui m’a surtout plu, c’est que Wat Pho ne se résume pas à cette statue. Le site mérite vraiment que l’on prenne le temps de se promener dans l’ensemble du complexe.
C’est d’ailleurs ici qu’est née la réputation du massage thaï traditionnel. Après avoir passé plusieurs heures à marcher dans Bangkok, l’idée de tester le massage sur place devient soudainement très convaincante.


























Infos pratiques — Le site est ouvert de 8 h à 19 h 30 et l’entrée coûte 300 bahts. Comme dans la plupart des temples en Thaïlande, une tenue couvrant les genoux et les épaules est demandée. Mon conseil : arrivez tôt ! La chaleur monte rapidement dans la journée et le site se remplit progressivement. Vous profiterez ainsi d’une visite plus agréable et plus tranquille.
Le Grand Palais & le wat phra kaew
Le Grand Palais est évidemment l’un des monuments les plus célèbres de Bangkok. Construit à partir de 1782, lorsque Bangkok devient la capitale du royaume, le Grand Palais a été la résidence des souverains thaïlandais pendant près de 150 ans.
Ancienne résidence royale, le complexe impressionne par son architecture, ses dorures et la richesse de ses décorations. Il abrite notamment le Wat Phra Kaew, le temple du Bouddha d’Émeraude, l’une des statues les plus vénérées de Thaïlande.
Le site est spectaculaire et mérite clairement une visite.



















Infos pratiques : Le Grand Palais est ouvert de 8h30 à 16h30, avec une dernière admission à 15h30. L’entrée coûte 500 bahts et inclut également la visite du temple du Bouddha d’Émeraude. Prévoyez environ 1h pour découvrir l’ensemble du site. Une tenue couvrant les épaules et les genoux est obligatoire.
Wat Arun, le temple de l’aube
Impossible de visiter Bangkok sans traverser le Chao Phraya pour découvrir Wat Arun.
Le temple se reconnaît immédiatement à son immense prang central recouvert de milliers de morceaux de porcelaine et de céramique colorée.
Le plus amusant est que la traversée fait presque partie de la visite. Quelques minutes de bateau suffisent pour changer complètement d’ambiance et observer Bangkok depuis le fleuve.
Une fois sur place, prenez le temps de regarder les détails des mosaïques. De près, le travail est impressionnant.























Infos pratiques: le Wat Arun est ouvert de 8 h à 18 h. L’entrée coûte 100 bahts et il faut compter environ 45 minutes à 1 heure pour profiter pleinement de la visite. Pour rejoindre le temple depuis l’autre rive du Chao Phraya, il suffit de prendre la petite barque-navette depuis l’autre rive pour seulement 5,5 bahts par personne. La traversée ne dure que quelques minutes, mais offre déjà une jolie vue sur le fleuve et le temple.
Le Wat Arun est particulièrement beau au coucher du soleil, lorsque la lumière se reflète sur ses mosaïques et lui donne une atmosphère presque irréelle.
Et quoi de mieux que d’admirer le Wat Arun depuis l’autre rive au coucher du soleil ? De nombreux bars et rooftops offrent une vue imprenable sur le temple, qui se pare de magnifiques couleurs à mesure que le soleil descend. Installez-vous en terrasse, commandez un verre et profitez du spectacle : un joli moment pour terminer la journée.










Wat Paknam et son Bouddha géant
L’autre temple qui mérite clairement le détour : Wat Paknam Phasi Charoen et son immense Bouddha de 69 mètres, achevé en 2021.
La statue est tout simplement majestueuse et domine littéralement le quartier. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est qu’on peut la découvrir sous des angles très différents : depuis le temple, bien sûr, mais aussi au détour des petites rues, le long des canaux et surtout lors d’une balade en barque sur les klongs.
Depuis l’eau, le Bouddha apparaît progressivement derrière les maisons et la végétation. Le contraste entre les petites habitations traditionnelles et cette immense statue est assez saisissant.
C’est une autre facette de Bangkok, (encore) loin des grands axes touristiques et des temples les plus fréquentés. Et en août 2026, j’y ai croisé très peu de touristes : une vraie parenthèse hors des sentiers battus.














Infos pratiques — L’entrée au Wat Paknam est gratuite à l’heure où j’écris cet article. Le temple est ouvert tous les jours de 7h à 20h. Pour une balade en barque, comptez 250 bahts par personne pour une petite demie heure de balade. Les billets s’achètent directement au temple.
Bangkok depuis le Chao Phraya
Le Chao Phraya est la véritable artère de Bangkok. Bateaux publics, ferries, bateaux touristiques, barges et petites embarcations s’y croisent en permanence.
Le bateau Hop-On Hop-Off permet de découvrir un autre visage de Bangkok. Depuis le fleuve, les gratte-ciel côtoient les temples, les maisons traditionnelles et les petits sanctuaires installés au bord de l’eau.
Le principe est simple : on monte, on descend où l’on veut et on reprend le bateau quelques arrêts plus loin. Une façon à la fois pratique et agréable de rejoindre plusieurs incontournables de la ville, comme Wat Arun, Wat Pho, le Grand Palais ou Chinatown, sans se retrouver coincé dans les embouteillages.










Infos pratiques : prenez le bateau touristique pour 4 € la journée, avec autant de haltes que vous le souhaitez. Je vous conseille de l’embarquer à Sathorn Pier, un point de départ très pratique pour remonter le Chao Phraya et enchaîner facilement les principaux sites de Bangkok. Vous pouvez réserver votre billet en ligne via GetYourGuide ou directement au port.
zoom sur les marchés de bangkok
le marché aux fleurs
A proximité du Wat Pho et du Wat Arun, se trouve Pak Khlong Talat, le grand marché aux fleurs de Bangkok. C’est ici que sont vendues une grande partie des fleurs et des guirlandes utilisées pour les offrandes faites aux Bouddhas. En parcourant les allées, on découvre des montagnes de roses, d’orchidées, de lotus et de jasmin, ainsi que des vendeurs qui assemblent patiemment les petites guirlandes colorées.
Le marché est ouvert 24h/24, mais c’est surtout le soir et au petit matin que l’activité bat son plein. Une étape pleine de couleurs et de parfums, qui permet de découvrir un Bangkok beaucoup plus authentique.








Le Maeklong Railway market & le marché flottant de Damnoen Saduak
Pour découvrir une autre facette de la Thaïlande, direction les marchés flottants, où les embarcations chargées de fruits, de légumes et de spécialités locales se croisent sur les canaux. Une expérience dépaysante qui permet de s’éloigner quelques heures de l’agitation de Bangkok.
Damnoen Saduak est sans doute le plus célèbre des marchés flottants de Thaïlande. À environ 80 km de Bangkok, ses petits canaux s’animent dès le matin au rythme des barques chargées de fruits, de plats thaïlandais et de souvenirs. Très photogénique, le marché est aussi très touristique : mieux vaut arriver tôt, avant que les canaux ne se remplissent de visiteurs. C’est d’ailleurs l’un des rares marchés flottants ouverts tous les jours, tandis que la plupart n’ouvrent que le week-end.
Est-ce authentique ? Pas vraiment. Est-ce touristique ? Clairement. Mais c’est tout de même à voir, car cela fait partie des images emblématiques de la Thaïlande.
À proximité se trouve le Maeklong Railway Market, un marché pour le moins original, installé directement sur une voie ferrée, un peu à l’image du célèbre marché ferroviaire d’Hanoï, au Vietnam. Lorsque le train approche, les commerçants replient rapidement leurs étals et leurs auvents pour lui laisser le passage, avant de tout remettre en place quelques instants plus tard. Une scène assez surprenante à voir au moins une fois.
























Infos pratiques : J’ai choisi de découvrir ces marchés excentrés avec une excursion réservée via GetYourGuide, principalement parce que le prix était franchement intéressant : 17 € par personne, transport inclus. Et bonne surprise, l’excursion permettait de combiner les deux marchés : le marché flottant de Damnoen Saduak et le célèbre marché ferroviaire de Maeklong, où le train passe au beau milieu des étals. À ce tarif, difficile de se plaindre ! Rien que le transport aller-retour depuis Bangkok nous aurait probablement coûté à peu près la même somme.
Bangkok, le temple de la street food
Bangkok, c’est aussi une ville qui se découvre à pied, au fil de ses quartiers. Les petites ruelles regorgent de boutiques, de cafés et de restaurants. Et bien sûr, impossible de parler de Bangkok sans évoquer sa street food. La cuisine fait partie intégrante du voyage.
Dans les rues, les odeurs de citronnelle, de curry, de basilic, de piment et de grillades donnent faim à peu près en permanence. Pad thaï, currys, soupes, brochettes, riz gluant à la mangue… les possibilités sont infinies. Et ce qui est assez génial, c’est qu’un repas pris dans une petite échoppe peut coûter quelques euros.






Chinatown et Talat Noi, deux visages du vieux Bangkok
Impossible de découvrir Bangkok sans faire un tour du côté de Chinatown et de Talat Noi, deux quartiers voisins qui offrent pourtant des ambiances très différentes. À Chinatown, autour de Yaowarat Road, les rues sont animées du matin au soir : enseignes chinoises, marchés, petites échoppes et street food en font l’un des quartiers les plus vivants de Bangkok.











Juste à côté, Talat Noi dévoile un visage beaucoup plus calme et authentique. On se perd dans ses petites ruelles bordées de maisons chinoises anciennes, d’ateliers et de garages, où le street art s’affiche directement sur les murs et les façades. Certaines œuvres sont devenues de véritables points d’intérêt du quartier, comme les fresques représentant des personnages ou des scènes de la vie locale. Entre vieilles voitures, murs colorés, cafés installés dans d’anciens bâtiments et petites rues pleines de charme, Talat Noi se découvre surtout en flânant, sans itinéraire précis. Une balade qui permet de passer en quelques minutes de l’effervescence de Chinatown à un Bangkok plus paisible et créatif.















Bangkok vue d’en haut
À l’opposé de cette ambiance traditionnelle, la ville dévoile une skyline impressionnante. Les rooftops perchés au sommet des gratte-ciel offrent des panoramas spectaculaires, particulièrement au coucher du soleil, lorsque Bangkok commence à s’illuminer. Un cocktail avec vue sur cette immense métropole est presque devenu un incontournable.
Après avoir passé la journée au niveau de la rue, entre temples et marchés, monter dans un rooftop permet de découvrir une ville complètement différente. Le meilleur moment reste évidemment le coucher du soleil.
Pour profiter de ce spectacle, j’ai choisi le The Speakeasy Rooftop Bar, perché au sommet de l’Hotel Muse. La vue panoramique sur Bangkok est superbe et les cocktails sont à la hauteur, avec de jolies créations signatures, originales et soigneusement travaillées. Evidemment, l’expérience a un prix : les cocktails et consommations sont assez chers. On paie clairement le cadre et la vue, mais pour une occasion particulière, cela reste une belle adresse pour admirer Bangkok au coucher du soleil.










ayutthaya, l’ancienne capitale du siam
Ayutthaya est l’un des grands témoins de l’Histoire de la Thaïlande. Située à seulement 80 kilomètres au nord de Bangkok, cette ancienne capitale du Royaume de Siam offre aujourd’hui un fascinant voyage dans le temps, entre temples en ruines, statues de Bouddha et vestiges royaux.
Fondée en 1350, Ayutthaya devient rapidement l’une des villes les plus puissantes d’Asie du Sud-Est. Pendant plus de quatre siècles, elle est la capitale du royaume d’Ayutthaya et connaît une période de grande prospérité. Son emplacement, au cœur d’un réseau de rivières, favorise le commerce avec l’Asie et l’Europe. Marchands et diplomates du monde entier viennent alors s’y installer ou y faire escale.
Mais cette période florissante prend brutalement fin en 1767, lorsque les troupes birmanes envahissent et détruisent la ville. Ayutthaya est abandonnée et la capitale du royaume est finalement transférée à Bangkok. Laissées en ruines pendant des siècles, les vestiges de l’ancienne cité forment aujourd’hui un vaste parc historique, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Pour découvrir Ayutthaya, le plus simple est de se déplacer d’un temple à l’autre à vélo, en tuk-tuk ou avec un chauffeur (moto ou taxi via Bolt). Parmi les temples à ne pas manquer, Wat Mahathat est sans doute le plus célèbre, notamment pour sa tête de Bouddha emprisonnée dans les racines d’un arbre. Wat Phra Si Sanphet, l’ancien temple royal, et Wat Chaiwatthanaram comptent également parmi les sites les plus impressionnants de l’ancienne capitale.
Mais au-delà de ces quelques temples emblématiques, c’est l’ensemble du site qui mérite d’être exploré. On passe d’un vestige à l’autre, entre ruines envahies par la végétation et immenses statues de Bouddha. Un véritable voyage dans le temps.































Infos pratiques – Pour visiter les principaux temples d’Ayutthaya, il faut compter 80 bahts par personne et par temple pour les visiteurs étrangers. C’est notamment le cas du Wat Mahathat, du Wat Ratchaburana, du Wat Phra Ram, du Wat Phra Si Sanphet, du Wat Chaiwatthanaram, du Wat Maheyong et du Wat Kudi Dao. Il existe également un pass à 300 bahts, qui permet d’accéder à ces sept sites. Si vous prévoyez d’en visiter au moins quatre, il peut donc être intéressant. D’autres temples, comme Wat Yai Chai Mongkhon, sont gérés séparément et appliquent leur propre tarif, généralement 40 bahts pour les visiteurs étrangers. Comment se déplacer: Attention, le site historique est immense et il est difficile de tout faire à pied. Le plus simple est de négocier un forfait avec un tuk-tuk pour plusieurs heures. Si vous voyagez seul, le moyen le plus rapide et économique de vous déplacer est de commander un chauffeur à scooter via l’application Bolt. C’est d’ailleurs mon petit préféré !
Infos pratiques – Comment rejoindre Ayuttaya depuis Bangkok: Depuis Bangkok, Ayutthaya est très facilement accessible, à environ 80 kilomètres au nord de la capitale. Plusieurs options sont possibles pour rejoindre l’ancienne capitale du Siam. Le train est l’option la plus économique et probablement la plus typique. Les trains partent de Bangkok et rejoignent Ayutthaya en environ 1h à 1h30, selon le service. C’est aussi une bonne façon de voyager comme les locaux. Pour ma part, j’ai payé 20 € pour un trajet en classe éco, mais les tarifs peuvent varier selon le train et la classe choisie. Vous pouvez réserver vos billets directement en ligne. Vous pouvez également prendre un bus ou un minivan, notamment depuis le terminal de Mo Chit, au nord de Bangkok. Comptez environ 30 € pour ce trajet. C’est une solution pratique, mais le temps de parcours dépend davantage de la circulation. Enfin, pour davantage de confort, le taxi privé ou avec chauffeur reste une bonne option, notamment si vous voyagez à plusieurs. Pour ma part, j’ai privilégié le train à l’aller, puis réservé un taxi via Bolt au retour pour rejoindre directement l’aéroport Don Mueang (DMK). La course m’a coûté 16 €, une solution particulièrement pratique et finalement assez économique.
Koh Samui et Koh Phangan : les îles paradisiaques du sud
Koh Samui et Koh Phangan sont deux îles du golfe de Thaïlande qui sont généralement plus épargnées que le reste du pays pendant la saison des pluies. Les journées restent souvent agréables et ensoleillées, tandis que les averses, parfois diluviennes, arrivent plutôt en fin de journée. Pas de quoi gâcher le séjour.
Une semaine permet de découvrir facilement les deux îles, en alternant visites, excursions et moments plus tranquilles à la plage. De notre côté, nous avons passé 5 nuits à Koh Samui et 3 nuits à Koh Phangan, un équilibre qui nous a permis de profiter de chacune sans avoir l’impression de courir.

KOH SAMUI
Koh Samui est une île assez vaste, avec de nombreuses plages, des temples, des marchés et plusieurs excursions accessibles à la journée. Il ne faut pas oublier que nous sommes sur la troisième plus grande île de Thaïlande, après Phuket et Ko Chang. Les plages bordées de palmiers, les eaux turquoise et transparentes et les paysages tropicaux sont partout, mais l’île ne se résume pas pour autant aux stations balnéaires. En s’éloignant des zones les plus touristiques, on découvre aussi des coins beaucoup plus tranquilles et une autre facette de Koh Samui.
chaweng beach
Chaweng, située sur la côte est, est l’une des principales stations balnéaires de l’île. Sa plage est particulièrement agréable au lever du soleil lorsque la météo le permet. C’est la plage la plus connue de Koh Samui et aussi l’une des plus animées. Longue de plusieurs kilomètres, elle concentre de nombreux hôtels, restaurants, bars et clubs. Si vous recherchez de l’animation, c’est clairement ici qu’il faut venir.







Pour profiter d’une plage plus tranquille et faire un peu de snorkeling, Coral Beach et Silver Beach sont de bonnes options. Les fonds marins y sont toutefois assez dégradés : les coraux sont abîmés et les poissons se font rares.



Sur la route, une pause au Dr Frogs permet de profiter d’une très belle vue sur la côte et les villages environnants depuis le restaurant.




Lamai
Plus au sud, Lamai offre également de jolis points de vue. L’attraction incontournable du coin, les rochers du Grand-Père et de la Grand-Mère (Hin Ta & Hin Yai), laissera probablement les enfants perplexes. Les adultes, eux, reconnaîtront dans ces formations rocheuses les formes évocatrices des sexes masculin et féminin. Selon la légende, il s’agirait d’un couple mort dans un naufrage, dont les corps auraient été rejetés sur le rivage.
Le parc national d’Ang Thong
S’il y a une excursion à ne pas manquer depuis Koh Samui, c’est bien celle du parc national marin d’Ang Thong. Situé à environ 1h30 de bateau de Koh Samui, cet archipel offre des paysages magnifiques et permet de combiner randonnée, baignade et découverte des îles.









La journée commence par Koh Wua Talap, l’île principale de l’archipel. Et autant vous prévenir : ici, pas le temps de s’échauffer, on attaque directement par le cardio ! Le sentier grimpe franchement vers les cinq points de vue de l’île. La montée ne dure qu’une trentaine de minutes, mais elle est bien raide… et avec la chaleur et l’humidité tropicale, l’effort est vite décuplé ! Les cuisses chauffent, le souffle s’accélère et les pauses deviennent vite indispensables. Sur le chemin, ouvrez l’œil : quelques singes peuvent se laisser apercevoir dans la végétation. Et surtout, les panoramas sur l’archipel deviennent de plus en plus beaux à mesure que l’on grimpe. Une fois au sommet, face aux îlots d’Ang Thong qui se déploient dans une mer turquoise, toute fatigue disparaît : un panorama spectaculaire qui fait vite oublier les litres de sueur versés pour y arriver.



















Après la randonnée, place à une baignade bien méritée, puis au déjeuner servi directement sur le bateau. Nous reprenons ensuite la mer en direction de Koh Mae Ko, l’île où se trouve le célèbre lac Émeraude (Talay Nai). Cette fois, pas de gros effort à prévoir : une dizaine de minutes suffisent pour rejoindre le point de vue qui surplombe ce magnifique lagon aux eaux d’un vert intense, entouré de falaises couvertes de végétation. Le contraste avec le bleu turquoise de la mer est saisissant !






Après avoir exploré l’archipel à pied, changement de décor : on embarque en kayak pour se faufiler entre les îlots. Après Koh Wua Talap et Koh Mae Ko, la balade se poursuit sur une mer turquoise, bordée de falaises couvertes de végétation. On prend alors le temps de pagayer tranquillement, au milieu de ces paysages sauvages et préservés. Un vrai moment d’évasion, loin du tumulte, et sans doute l’une des plus belles façons de profiter de l’archipel.






Infos pratiques: pour cette journée au parc national d’Ang Thong, nous avons réservé notre excursion via GetYourGuide. Nous avons choisi une formule d’environ 9 heures, avec prise en charge directement à l’hôtel, transport en bateau, déjeuner, randonnée, découverte du lac Émeraude et environ 30 minutes de kayak. Le tout pour 35 € par personne, un bon rapport qualité-prix.
Le temple du Big Buddha : Wat Phra Yai
Dans le nord de Koh Samui, deux temples se distinguent par leur beauté et leur immensité. Impossible de passer par Koh Samui sans aller voir le Wat Phra Yai, plus connu sous le nom de Big Buddha. Perché au sommet d’un petit îlot relié à l’île par une chaussée, son immense Bouddha doré domine les environs du haut de ses 12 mètres. Construit en 1972, il représente le Bouddha dans la posture de Mara, une position associée notamment à la méditation et à l’illumination.
La statue se repère de loin, mais c’est en montant les escaliers que l’on mesure vraiment sa taille. Le site reste avant tout un lieu de culte, malgré son statut d’attraction incontournable de Koh Samui. Tout au long de la journée, les fidèles viennent prier, déposer des offrandes et faire des dons. Une visite à faire avec le même respect que dans les autres temples de Thaïlande.



À quelques minutes du Big Buddha, le Wat Plai Laem offre une tout autre ambiance. Le temple est composé de plusieurs bâtiments installés autour d’un lac artificiel, ce qui donne à l’ensemble un décor particulièrement photogénique. L’architecture mélange habilement les influences thaïlandaises et chinoises, avec des statues monumentales et des couleurs éclatantes.
Sur la droite, impossible de manquer Guan Yin, la déesse de la Miséricorde, représentée avec ses 18 bras. De l’autre côté du lac, le Bouddha rieur lui tient compagnie. Au centre, l’ubosot, le hall de cérémonie, semble flotter sur un immense lotus. À l’intérieur, les murs sont décorés de fresques racontant différents épisodes de la vie de Bouddha. Un temple très différent du Big Buddha, mais tout aussi surprenant. L’entrée de ces deux temples est gratuite.











Fisherman’s Village
À quelques kilomètres de là, se trouve également Fisherman’s Village, un quartier très agréable en soirée. On y trouve un grand marché de nuit, mais aussi de nombreuses boutiques et restaurants. C’est l’un des endroits les plus sympas pour sortir le soir.







KOH PHANGAN
Trajet de Koh Samui à Koh Phangan – 20 à 30 minutes de bateau
Infos pratiques: Pour rejoindre Koh Phangan depuis Koh Samui, c’est très simple : des ferries relient quotidiennement les deux îles, avec plusieurs départs par jour. Les principales compagnies sont Lomprayah et Seatran Discovery, avec des traversées rapides d’environ 20 à 40 minutes selon le port de départ et le bateau. Les départs se font notamment depuis Bangrak, Maenam ou Nathon, et l’arrivée principale à Koh Phangan se fait à Thong Sala.
Les billets peuvent être réservés en ligne sur 12Go Asia ou directement au port, et plusieurs autres ports proposent également des liaisons.
Koh Phangan est globalement plus tranquille que Koh Samui… si l’on met de côté les Full Moon Parties, qui attirent chaque mois des milliers de fêtards sur l’île. On y vient surtout pour ses plages et ses paysages, avec une ambiance beaucoup plus décontractée que chez sa voisine.
Cette tranquillité a toutefois son revers : les déplacements sont moins simples et souvent plus chers. Ici, oubliez Bolt et Grab ! Pour explorer l’île, les principales options sont le scooter ou les songthaew, ces fameux pick-up aménagés en taxis collectifs. Le scooter reste sans doute le moyen le plus pratique pour se déplacer librement, mais nous n’en avons pas loué. Nous avons donc opté pour les songthaew. Les tarifs se négocient avant de monter et peuvent vite grimper, surtout lorsque l’on voyage seul. À plusieurs, la course devient généralement plus intéressante.
Les plages du nord
Parmi les plages du nord, Mae Haad est une belle plage à découvrir, notamment à marée basse. Il est alors possible de rejoindre à pied le petit îlot situé face à la plage, Koh Ma.





Une courte randonnée d’environ 20 minutes permet également de prendre un peu de hauteur et d’avoir une vue sur les environs. Si vous entamez cette randonnée sur les hauteurs du village, n’hésitez pas à vous arrêter faire une pause au Mae Haad Tree House, un petit bar très sympa avec une belle vue, de bons cocktails et une piscine.











Bottle Beach & son point de vue exceptionnel
Si vous cherchez une plage qui donne vraiment l’impression d’avoir échappé à la carte touristique, direction Bottle Beach ! Nichée au nord-est de Koh Phangan, cette petite crique bordée de jungle compte parmi les plus sauvages et préservées de l’île.
Pour y arriver, nous avons pris une petite barque depuis Chaloklum, pour 400 bahts par personne (le prix varie selon le nombre de personnes sur l’embarcation). La traversée est rapide et permet déjà de profiter de magnifiques paysages avant d’accoster directement sur la plage.














Petit conseil : allez-y tôt le matin, lorsque la plage est encore peu fréquentée. Quelques hébergements seulement se trouvent sur place, ce qui permet de profiter d’une atmosphère particulièrement calme.
Mais surtout, ne repartez pas sans monter au Bottle Beach Viewpoint, qui offre sans doute l’une des plus belles vues de l’île. Comptez environ 45 minutes de marche depuis la plage pour atteindre le sommet. Si vous souhaitez vous épargner une bonne partie de la montée, des taxis 4×4 permettent de s’approcher du départ du sentier pour 100 bahts par personne. La randonnée reste assez difficile, notamment lorsque le chemin est sec et glissant. Pensez donc à prévoir de bonnes chaussures et un peu d’espèces pour le 4×4. Il faudra ensuite terminer la montée à pied, mais l’effort est largement récompensé à l’arrivée : Bottle Beach apparaît en contrebas, lovée entre la jungle et les falaises, avec le golfe de Thaïlande en toile de fond. Une vue spectaculaire qui vaut largement quelques gouttes de sueur !
Attention, certains passages sont exposés : les personnes sensibles au vide devront être prudentes. De bonnes chaussures sont également recommandées.












Pour rejoindre Chaloklum, il suffit ensuite de reprendre une barque depuis Bottle Beach. Attention toutefois : le dernier départ est à 17h et les horaires peuvent varier en fonction de la météo et de l’état de la mer. Mieux vaut donc ne pas trop traîner si vous ne voulez pas vous retrouver à devoir prolonger votre séjour à Bottle Beach !
quand la nuit s’embrase sur Koh phangan
Lorsque le soleil se couche, Koh Phangan change complètement d’ambiance. Sur certaines plages, les soirées s’installent les pieds dans le sable, entre musique, bars en plein air et petits stands où l’on peut boire un verre face à la mer. Mais le spectacle le plus impressionnant reste sans doute celui des artistes qui jouent avec le feu : jongleries, bâtons enflammés, cordes de feu… Un joli spectacle à découvrir, même sans forcément participer à la fête jusqu’au bout de la nuit.






CHIANG MAI, cap sur les montagnes du nord
Trajet de Bangkok à Chiang Mai – 1h30 de vol ou environ 10h de train
Le Nord thaïlandais offre un tout autre visage du pays. On y goûte la cuisine et la douceur de vivre, mais surtout, on s’imprègne de ses splendides paysages : jungle luxuriante, montagnes enserrant des vallées tapissées de rizières… Le Nord thaïlandais est avant tout une terre de treks. Point de départ : Chiang Mai, qui fut la dernière capitale du royaume Lanna (1292-1775). Dès l’arrivée, le rythme ralentit. Située dans le nord du pays, au cœur d’une région montagneuse, Chiang Mai est l’une des villes les plus anciennes et les plus emblématiques de Thaïlande.
Dans l’enceinte de sa vieille ville, protégée par d’anciens remparts et des douves, on dénombre plus de 300 temples, témoins de l’importance historique et spirituelle de la cité. Parmi eux, certains sont de véritables joyaux de l’architecture thaïlandaise, avec leurs façades finement décorées, leurs toits sculptés et leurs bouddhas majestueux. Parmi les plus remarquables : Wat Phra Singh, avec son architecture traditionnelle, Wat Chedi Luang et son imposant chedi de briques, Wat Chiang Man, le plus ancien de la ville, et Wat Phan Tao, célèbre pour son magnifique édifice en teck. Une promenade à pieds permet de les découvrir facilement, au fil des ruelles et des anciennes murailles.






















Wat Jet Lin vaut également le détour pour son petit étang, ses passerelles en bambou et son atmosphère paisible, loin des temples les plus fréquentés.









Mais ce qui m’a surtout plu ici, c’est que la ville constitue une porte d’entrée vers une Thaïlande beaucoup plus rurale et authentique. Quelques kilomètres suffisent pour quitter les rues animées et rejoindre les montagnes, les forêts et les rizières.
pa pong piang, les rizières en terrasse de thailande
À quelques heures de Chiang Mai, au cœur des montagnes du nord de la Thaïlande, se cachent les spectaculaires rizières en terrasses de Pa Pong Piang. Ici, pas de temples majestueux ni de plages paradisiaques, mais des montagnes entièrement sculptées par les cultures de riz, des petits villages et une nature particulièrement verdoyante.
La route pour y accéder fait déjà partie de l’expérience. Peu à peu, les paysages urbains disparaissent pour laisser place à une Thaïlande beaucoup plus rurale. On traverse des villages, des plantations, des forêts luxuriantes et des montagnes couvertes de végétation avant d’arriver au cœur des rizières.
En juillet-août, les paysages sont particulièrement verts. Les rizières dessinent de longues lignes sur les flancs des montagnes et donnent au paysage une profondeur incroyable. À quelques kilomètres seulement des villes, on se retrouve au milieu d’une nature omniprésente, avec cette impression d’être vraiment loin de tout.















Doi Inthanon, le toit de la Thaïlande
La journée s’est poursuivie avec le parc national de Doi Inthanon, où se trouve le point culminant du pays. À 2 565 mètres d’altitude, le sommet domine les montagnes environnantes. Le parc abrite une végétation luxuriante, plusieurs cascades, ainsi que les célèbres pagodes jumelles, Naphamethinidon et Naphaphonphumisiri, construites en l’honneur du roi Bhumibol Adulyadej et de la reine Sirikit. Entourées de jardins fleuris, elles offrent, lorsque le temps est dégagé, de magnifiques panoramas sur les montagnes environnantes. Lors de ma visite, la brume était malheureusement au rendez-vous, enveloppant les pagodes et masquant complètement le paysage.






La cascade de Wachirathan
Parmi les différentes étapes du parc, Wachirathan est l’une des cascades les plus impressionnantes. L’eau tombe avec force au milieu d’une végétation particulièrement dense. Une belle parenthèse au cœur du parc, qui donne vraiment la mesure de la richesse naturelle du Doi Inthanon.











Infos pratiques: Excursion Pa Bong Piang & Doi Inthanon. J’ai choisi cette excursion à la journée au départ de Chiang Mai pour combiner les magnifiques rizières en terrasses de Pa Bong Piang et le parc national de Doi Inthanon, sans avoir à gérer les trajets. La prise en charge et le retour à l’hôtel sont inclus, tout comme le transport en minibus, le déjeuner, l’eau, les entrées et l’accompagnement par un guide anglophone. Au programme : balade dans les rizières de Pa Bong Piang, déjeuner dans le village, promenade sur le sentier d’Ang Ka, découverte des célèbres pagodes jumelles, passage par le village de Mae Klang Luang et sa culture du café, puis arrêt à la spectaculaire cascade de Wachirathan. Une journée bien remplie, mais qui permet de découvrir plusieurs des grands paysages du nord de la Thaïlande en une seule excursion avec GetyourGuide.
Une matinée avec les éléphants
Chiang Mai est étroitement associée aux éléphants, emblème incontournable du nord de la Thaïlande. La région abrite plusieurs dizaines de ces animaux, dont certains ont longtemps été utilisés dans l’industrie touristique ou pour le travail forestier. Aujourd’hui, de nombreux sanctuaires et centres de protection œuvrent à leur sauvegarde et proposent de les observer dans des conditions plus respectueuses de leur bien-être. Une rencontre avec ces animaux est souvent l’un des moments forts d’un séjour, à condition de privilégier les structures réellement engagées dans leur protection.
J’ai consacré une matinée pour découvrir un sanctuaire éthique pour éléphants. Ici, pas de chaînes, pas de dressage, pas de spectacle et pas de balade à dos d’éléphant: simplement le plaisir de les observer évoluer dans leur environnement et de partager, le temps de quelques heures, un petit bout de leur quotidien. Un joli moment, à la fois privilégié et émouvant, avec ces impressionnants géants d’Asie. Les deux pensionnaires vivent dans un immense espace au cœur de la forêt et évoluent à leur propre rythme.
Le programme est plutôt simple : les nourrir, marcher avec eux et les observer. Enfin surtout les nourrir. Beaucoup. Je crois avoir passé une bonne partie de la matinée avec des bananes à la main.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est l’absence de mise en scène. Rien n’était demandé aux animaux pour divertir les visiteurs. Simplement un moment partagé avec eux. Et c’est probablement ce qui a rendu cette rencontre aussi particulière.





















Wat Phra lat: le temple caché
À quelques kilomètres de Chiang Mai se cache Wat Pha Lat, et c’est probablement l’un des temples qui m’a le plus marquée dans la région. Ici, pas de grands bâtiments dorés ni de foule de visiteurs : le temple est niché au cœur de la forêt, sur les pentes du Doi Suthep.
Le site est particulièrement paisible, avec de vieux escaliers en pierre, des statues recouvertes de mousse, des petits sanctuaires et une végétation luxuriante. Certains éléments semblent presque avoir été engloutis par la forêt. On découvre également une jolie vue sur Chiang Mai depuis les hauteurs.
















Le village des artistes baan kang wat
A quelques kilomètres du temple, se trouve Baan Kang Wat, un petit village créatif près de Wat Umong, à Chiang Mai. Il rassemble ateliers d’artistes, boutiques de créateurs, céramiques, illustrations, artisanat et quelques cafés, dans un cadre végétalisé et bohème. C’est un endroit calme et plein de charme, assez différent des quartiers plus touristiques de Chiang Mai.
















les night markets de chiang mai
Les night markets de Chiang Mai sont nombreux : Sunday Market, Saturday Market, et bien d’autres marchés nocturnes. L’ambiance est chaleureuse, les stands variés, et c’est une excellente occasion de découvrir la cuisine du nord de la Thaïlande. Ne repartez surtout pas sans goûter le Khao Soi, cette délicieuse soupe de nouilles au curry et au lait de coco, emblématique de la région.




Chiang Rai, les temples qui sortent de l’ordinaire
Trajet de Chiang Mai à Chiang Rai – environ 3h30 de bus / Trajet de Chiang Rai à Bangkok – 1h20 de vol

Plus petite et plus tranquille que Chiang Mai, Chiang Rai possède pourtant une identité bien à elle. C’est ici qu’aurait été découvert, en 1434, le célèbre Bouddha d’émeraude, aujourd’hui conservé au Wat Phra Kaew de Bangkok, où il est vénéré comme l’un des symboles les plus sacrés de la Thaïlande.
La ville est également réputée pour ses temples étonnants, qui comptent parmi les plus originaux du pays. Ici, les temples traditionnels côtoient des architectures résolument contemporaines, extravagantes et colorées, donnant à Chiang Rai un visage très différent des autres villes du nord de la Thaïlande.
le temple blanc, une architecture complètement hors norme
Le Wat Rong Khun, plus connu sous le nom de Temple Blanc, est probablement le monument le plus célèbre de Chiang Rai. Dès l’arrivée, difficile de ne pas être frappé par son blanc éclatant : bâtiments, sculptures, ornements, tout semble recouvert de lumière. De petits morceaux de verre incrustés dans les façades accentuent encore cette impression, donnant au temple un aspect presque irréel.
Mais en s’approchant, le décor devient beaucoup plus surprenant (ou farfelu). Entre les mains qui surgissent du sol, les crânes et les sculptures parfois déroutantes, le temple est loin de l’image classique d’un édifice bouddhiste. Son créateur, l’artiste thaïlandais Chalermchai Kositpipat, mêle symboles bouddhistes et références contemporaines, parfois très éloignées de l’univers religieux traditionnel. C’est justement ce contraste qui fait toute l’originalité du Wat Rong Khun.
















À quelques pas du temple, ne manquez pas non plus la Cave of Art, une étonnante galerie souterraine où l’univers de Chalermchai Kositpipat se poursuit dans une ambiance beaucoup plus étrange et décalée.






Infos pratiques: le Wat Rong Khun est ouvert tous les jours de 8h à 17h ; l’entrée coûte 200 bahts pour les visiteurs étrangers et donne accès au Temple Blanc ainsi qu’à la Cave of Ar. les photos restent interdites à l’intérieur du temple principal.
Wat Rong Suea Ten, le Temple Bleu de Chiang Rai
Quelques kilomètres plus loin, changement complet d’ambiance. Le Wat Rong Suea Ten, plus connu sous le nom de Temple Bleu, se distingue par ses façades d’un bleu profond, ponctuées de détails dorés.
Mais c’est surtout en poussant les portes du temple que la visite prend une autre dimension : les murs sont entièrement recouverts de peintures et de motifs, autour d’un immense Bouddha blanc qui contraste avec l’ensemble.
Après l’éclat du Temple Blanc, le bleu intense et l’atmosphère plus sombre du Wat Rong Suea Ten offrent un contraste saisissant. Et ici, l’entrée est gratuite.














le temple rouge de chiang rai
Le Wat Huay Pla Kang vient compléter cette découverte des temples les plus singuliers de Chiang Rai. Le site est dominé par une immense statue blanche de Guan Yin, la déesse de la Miséricorde, que l’on prend souvent pour un gigantesque Bouddha. Il est possible de monter à l’intérieur de la statue pour découvrir son décor et surtout profiter, depuis les hauteurs, d’une belle vue panoramique sur les environs.
Après le blanc éclatant du Temple Blanc et le bleu profond du Temple Bleu, le Wat Huay Pla Kang apporte une nouvelle atmosphère, avec ses bâtiments aux accents rouges et dorés et son imposante statue qui domine le paysage.


















Le Night Bazaar de Chiang Rai
Le Night Bazaar de Chiang Rai est une bonne adresse pour découvrir la ville une fois la nuit tombée. Installé à proximité de la gare routière, en plein centre, il rassemble des stands de vêtements, bijoux, artisanat et souvenirs, mais c’est surtout pour manger et profiter de l’ambiance que je conseillerais d’y faire un tour. On y trouve une grande zone de restauration en plein air, avec des spécialités thaïlandaises, ainsi que des spectacles et de la musique live. Le marché est ouvert tous les soirs, généralement de 18h à 23h.









À quelques minutes à pied du Night Bazaar se trouve l’un des symboles de Chiang Rai : la Clock Tower, reconnaissable à sa structure entièrement dorée. Elle a été conçue par Chalermchai Kositpipat, le même artiste que le Temple Blanc, ce qui explique certaines similitudes dans les motifs et les ornements. Construite en 2005, elle rend hommage à la reine Sirikit.


Chiang Rai se découvre ainsi comme une étape plus paisible, mais tout aussi surprenante, où l’art, la spiritualité et l’architecture prennent des formes parfois inattendues. Une nuit suffit d’ailleurs pour découvrir les principaux sites de la ville et de ses environs, et il est même tout à fait possible d’en faire une excursion à la journée depuis Chiang Mai. Si c’était à refaire, je privilégierais cette option ou une seule nuit sur place, plutôt que d’y passer deux nuits. À moins, bien sûr, de prévoir davantage de temps pour explorer la région et de pousser le voyage jusqu’à la frontière avec le Laos, qui offre une autre façon de découvrir le nord de la Thaïlande.
Située dans l’extrême nord de la Thaïlande, Chiang Rai constitue en effet une porte d’entrée vers ces territoires frontaliers. Sa position, au croisement de plusieurs cultures et influences d’Asie du Sud-Est, lui confère une atmosphère particulière et en fait une étape intéressante pour ceux qui souhaitent prolonger leur voyage au-delà de la ville.



le coin des gourmands 🍜
Impossible de terminer ce carnet de voyage sans parler de la cuisine thaïlandaise, qui a largement contribué à faire de ce séjour un régal ! Pad thaï, currys, soupes épicées, poulet au basilic, mango sticky rice, fruits frais… Les saveurs sont variées et les occasions de goûter quelque chose de nouveau ne manquent pas.
Il y a aussi de très bonnes adresses pour tous les budgets. Dans les grandes villes, on trouve aussi bien de petits restaurants locaux que de jolies adresses plus travaillées. Sur les îles, les prix sont généralement un peu plus élevés, mais il est toujours possible de s’arrêter dans un night market pour retrouver des prix plus « thaï » et goûter à de nombreuses spécialités pour quelques bahts.
Et c’est justement ce que j’ai aimé : pouvoir passer d’un petit stand de street food à un restaurant plus chic, sans jamais manquer de nouvelles choses à découvrir. Si vous êtes gourmands, la Thaïlande risque bien de devenir votre terrain de jeu préféré ! 😋
Et si vous avez envie de vous faire plaisir, voici quelques-unes des adresses que j’ai particulièrement appréciées au fil du voyage.
BANGKOK
Hanaya 1976 est une adresse à part puisqu’il s’agit d’un restaurant japonais historique de Bangkok, réputé comme l’un des plus anciens restaurants japonais de Thaïlande. On y vient pour retrouver une cuisine japonaise traditionnelle, dans un cadre qui a conservé une vraie atmosphère de restaurant d’époque. Une bonne adresse pour changer de la cuisine thaïlandaise le temps d’un repas.



Palata est une adresse que j’ai également beaucoup aimée. Ici, on vient notamment pour la cuisine thaï et ses plats généreux et parfumés, mais également pour ses concerts live, et son rooftop.




Pour une ambiance beaucoup plus animée, direction Buddy Beer, sur Khao San Road. On y vient surtout pour l’atmosphère : tables en terrasse, musique, passage incessant des voyageurs… L’endroit est parfait pour dîner ou prendre un verre après une journée de visites.
Et pour une pause café avec une jolie vue, Leia Cafe, à Thon Buri, mérite le détour. Depuis sa terrasse ouverte, on peut notamment apercevoir le grand Bouddha de Wat Paknam. Une petite adresse qui permet de faire une pause loin de l’agitation du centre de Bangkok.
ayutthaya
Sukunya Somtum est une bonne adresse pour découvrir une cuisine thaïlandaise savoureuse et notamment le som tam, cette fameuse salade de papaye verte épicée.
Koh Samui
À Koh Samui, Dr Frogs vaut surtout le détour pour son cadre. Installé sur les hauteurs de Chaweng Noi, le restaurant offre une très belle vue sur la mer. C’est le genre d’adresse où l’on prend autant le temps de profiter du panorama que de manger.


BanOra, situé à Chaweng Beach Road, est une bonne adresse pour les amateurs de fruits de mer. Le restaurant propose une cuisine davantage tournée vers les produits de la mer, dans un cadre agréable.


Pour manger avec une jolie vue sur la mer, Rice x De Pier – au coeur du Fisherman’s village, est également une bonne option. Le restaurant est installé au bord de l’eau et propose une carte assez variée, ce qui en fait une adresse agréable aussi bien pour déjeuner que pour profiter de la fin de journée.




Ma Na 2/2 est une adresse beaucoup plus locale et sans prétention, mais justement très agréable pour découvrir une cuisine généreuse à prix raisonnables. Une bonne adresse si vous cherchez quelque chose de moins touristique


Pour boire un verre, j’ai également aimé Tikibox Bar, installé sur la plage de Lamai, avec son ambiance de bar à cocktails et son côté plus décontracté.
Enfin, Galanga est une autre adresse intéressante à Chaweng, avec une carte plus variée et un cadre agréable pour prendre le temps de dîner.




KOH PHANGAN
À Koh Phangan, j’ai beaucoup aimé Plantasia, à Sri Thanu, une adresse agréable et décontractée, qui propose autant des spécialités locales que des plats internationaux – un lieu parfait pour un dîner dans une ambiance conviviale avec des concerts live.




Ann Restaurant est une adresse beaucoup plus simple, mais justement intéressante pour goûter une cuisine locale sans chichi. Une bonne option pour manger thaï à prix doux.
Pour le cadre, difficile de faire mieux que Mae Haad, où l’on peut profiter d’un repas tout en admirant la mer. L’endroit est particulièrement agréable en fin de journée, lorsque la lumière tombe sur la plage.
Et si vous avez envie de changer complètement de cuisine, Romanzo Tropicale propose une cuisine italienne dans une ambiance tropicale. Une bonne alternative après plusieurs jours de pad thaï et de curry.
Chiang Mai
À Chiang Mai, Alice’s Kitchen est une belle adresse située dans la vieille ville. Une bonne option pour manger sans forcément rechercher un restaurant sophistiqué, avec une très bonne cuisine et une ambiance agréable.

CHIANG RAI
A Chiang Rai, ne manquez pas Chivit Thamma Da Coffee House, Bistro & Bar. Installée au bord de la rivière, cette jolie adresse est aussi agréable pour déjeuner que pour prendre un café ou un verre. Une vraie parenthèse au milieu des visites !






Le massage thaï : la récompense après une journée à marcher
S’il y a bien une habitude que j’ai prise pendant ces trois semaines en Thaïlande, c’est le massage. À Bangkok, Chiang Mai, Chiang Rai ou encore Koh Samui, les salons sont partout et les prix restent généralement très accessibles. Après une journée à marcher sous le soleil et à enchaîner les visites, le massage devient rapidement une évidence.
Pour une première expérience, le massage des pieds est une valeur sûre. Le massage thaï traditionnel est, disons… un peu plus sportif. Il ne faut pas forcément s’attendre à une heure de relaxation totale : on est étiré, pressé, parfois un peu malmené. On ressort parfois avec l’impression d’avoir été plié, étiré et remis en place… mais bizarrement, ça fait du bien !
J’ai surtout aimé cette facilité à trouver un bon massage un peu partout, souvent sans réservation et pour quelques euros seulement. À Bangkok, j’ai particulièrement apprécié Siam Serene Massage, où j’ai testé un massage du corps à l’huile, très professionnel et vraiment relaxant. À Chiang Rai, Mon Mueng Lanna Massage est également une très bonne adresse. Et à Chiang Mai, j’ai simplement poussé la porte d’une petite boutique au cœur du Sunday Night Market : après avoir marché pendant des heures dans les rues de la vieille ville, c’était exactement ce qu’il me fallait.
Le massage est ainsi devenu l’un de mes petits plaisirs du voyage : une heure pour souffler, récupérer et repartir le lendemain pour de nouvelles découvertes. Et en Thaïlande, il serait dommage de s’en priver !


se déplacer en Thaïlande
Se déplacer en Thaïlande est plutôt simple, et les options ne manquent pas ! Pour les longues distances, les vols intérieurs sont souvent abordables et permettent de gagner du temps. Le train est aussi une bonne option, notamment pour rejoindre Chiang Mai depuis Bangkok, tandis que bus et minibus desservent facilement la plupart des villes.
En ville, vous croiserez forcément les fameux tuk-tuk ! Sympas pour l’expérience, mais pas toujours les moins chers… Pensez à négocier le prix avant de monter. Dans le Nord et sur certaines îles, les songthaews, ces petits pick-up transformés en taxis collectifs, sont une alternative pratique et économique.
De mon côté, j’ai surtout utilisé Bolt et Grab. Prix affiché à l’avance, pas de négociation et une voiture en quelques minutes : difficile de faire plus simple ! Bolt est souvent un peu moins cher, tandis que Grab peut être plus présent selon les endroits.
Et sur les îles, le scooter reste le roi pour explorer en toute liberté. À condition, bien sûr, de porter un casque et de conduire prudemment !


Voyager en Thaïlande pendant les moussons: pourquoi pas ?
J’ai moi-même hésité à partir en Thaïlande en juillet-août, en imaginant passer une bonne partie du séjour sous la pluie. J’ai finalement été agréablement surprise ! La saison des pluies ne signifie pas qu’il pleut toute la journée, ni même tous les jours. Les averses arrivent souvent en fin de journée, parfois de manière assez intense, mais elles sont généralement courtes et laissent rapidement place aux éclaircies.
En trois semaines, j’ai finalement eu beaucoup plus de soleil que de pluie, ce qui m’a permis de profiter pleinement des visites, des plages et des excursions. Et voyager à cette période a aussi ses avantages: moins de touristes, des prix souvent plus intéressants et une végétation particulièrement verdoyante.
Alors oui, il faut accepter quelques averses et prévoir un peu de souplesse dans son programme. Mais si, comme moi, la météo vous fait hésiter, ne laissez pas la saison des pluies vous empêcher de partir en Thaïlande !




Trois semaines permettent déjà d’avoir un bel aperçu de la Thaïlande. Mais certainement pas de tout voir. Et c’est probablement tant mieux.
J’ai particulièrement aimé la diversité de cet itinéraire : Bangkok pour l’énergie et les temples, les îles pour ralentir, Chiang Mai pour les montagnes et les éléphants, puis Chiang Rai pour ses temples complètement hors normes.
La Thaïlande est une destination qui peut facilement se visiter de mille façons, seul.e. ou accompagné. On peut y venir pour les plages, pour la cuisine, pour les temples, pour la randonnée, pour la fête ou simplement pour prendre le temps de ne rien faire.
Et c’est sans doute ce que j’ai le plus aimé : avoir la possibilité de changer complètement de décor en quelques heures. Le matin, on visite un temple. À midi, on mange un curry beaucoup trop épicé. L’après-midi, on prend un bateau. Le soir, on regarde Bangkok depuis un rooftop. Et entre les deux, on essaie simplement de ne pas se faire surprendre par un scooter, un tuk-tuk ou une averse tropicale.
Bref, la Thaïlande. Un voyage qui donne envie de repartir avant même d’avoir fini de raconter le précédent.
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