Des années que ces paysages me faisaient rêver… et enfin l’occasion d’y passer quelques jours, à la mi-septembre.
Les Dolomites, c’est un petit paradis pour les amoureux de nature, de grands espaces et de randonnée. Situées dans le nord-est de l’Italie, à deux pas de la frontière autrichienne, elles font partie des Alpes orientales. Et dans le Sud-Tyrol, l’influence autrichienne se ressent vite : villages impeccables, chalets fleuris, noms de lieux imprononçables et cartes de restaurants où les schnitzels et les knödel côtoient les pizzas. Il faut parfois vérifier son GPS pour être sûr d’être toujours en Italie 😉
Et puis il y a les paysages. Les Dolomites sont célèbres pour leurs immenses parois de roche claire, leurs sommets aux formes presque irréelles, leurs vallées verdoyantes et leurs lacs aux eaux turquoise. Le tout saupoudré de refuges, de petits villages et de routes de montagne qui donnent envie de s’arrêter tous les cinq kilomètres. Même après avoir vu des dizaines de photos avant de partir, difficile de ne pas avoir un petit « waouh » une fois devant.
Été comme hiver, la région attire donc de nombreux visiteurs. Et les dernières années n’ont clairement pas arrangé les choses : les Dolomites sont devenues un spot particulièrement prisé, aussi bien par les randonneurs que par les amateurs de photos Instagram à la recherche du fameux cliché parfait. Mieux vaut donc choisir soigneusement sa période — et surtout ses horaires — pour éviter de se retrouver à faire la queue au milieu des montagnes. Certains spots très fréquentés quelques heures plus tard sont encore étonnamment paisibles au petit matin.
Quatre jours, c’est court pour explorer une région aussi vaste, mais suffisant pour en prendre plein les yeux. Alors, que voir et que faire en quatre jours dans cette région qui collectionne les lacs turquoise, les sommets vertigineux et les paysages de carte postale ? Voici l’itinéraire que nous avons suivi.

Cortina d’Ampezzo : la reine des Dolomites
Installée à 1 224 mètres d’altitude, Cortina d’Ampezzo est sans doute la station la plus connue des Dolomites. Entourée de sommets spectaculaires, elle attire autant les amateurs de randonnée et de ski que ceux venus profiter de ses boutiques, restaurants et hôtels haut de gamme. Sa réputation de station chic n’est d’ailleurs pas nouvelle : Cortina a accueilli les Jeux olympiques d’hiver de 1956 et a de nouveau été sous les projecteurs en 2026, en accueillant une partie des épreuves des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de Milan-Cortina.
La ville est agréable à parcourir à pied, mais il faut reconnaître qu’elle est aussi l’une des destinations les plus touristiques et les plus chères du massif. Et je ne vous parle même pas des difficultés pour s’y garer… Terrible ! En été, son succès est largement mérité, mais si vous recherchez davantage de calme et d’authenticité, des villes comme Brunico ou Bolzano offrent une expérience assez différente.









Le lac de Braies – la star des dolomites
Le lac de Braies est probablement le plus instagrammable du coin. Et forcément, l’un des plus fréquentés.
Si vous voulez profiter d’un minimum de quiétude, mieux vaut arriver tôt. Très tôt. Nous sommes arrivés à 7h30, et il y avait déjà du monde sur place. Il faut dire que les touristes des Dolomites sont essentiellement des randonneurs… donc des gens qui se lèvent tôt 😉
À cette heure-là, le lac était encore relativement calme et nous avons pu profiter tranquillement de la vue sur le fameux ponton et ses barques, avant que les premiers visiteurs ne commencent à affluer. Le stand de location des barques ouvre à 9h, ce qui laisse largement le temps de faire quelques photos et de commencer le tour du lac avant l’animation de la journée.









Le tour du lac se fait en une heure environ, avec de jolis points de vue tout au long du parcours. Ou plutôt deux heures si, comme moi, vous faites une pause photo tous les dix mètres ! Le paysage change constamment, alors forcément, difficile de résister.
















Faire un tour en barque sur le lac de Braies
Il est également possible de louer une barque pour 55 € la barque privée, ou 20 € par personne en barque partagée. Le tarif comprend 45 minutes de balade sur le lac, ainsi qu’un magnet par personne et des cartes postales.
Assez cher pour ce que c’est, mais vous verrez rapidement que tout se paie dans les Dolomites. Après tout, on est tout proche de l’Autriche. Ici, l’Italie n’est qu’optionnelle 😉











Infos pratiques: Depuis 2025, l’accès au lac de Braies est réglementé pendant la saison estivale. En 2026, du 1er juillet au 15 septembre, l’accès à la vallée en voiture est soumis à réservation entre 9h et 17h. Il est donc indispensable de réserver son accès à l’avance si vous souhaitez vous y rendre en voiture sur cette plage horaire. Nous avions, de notre côté, réservé notre place de parking en amont, même en arrivant dès 7h30. Une bonne idée puisque le parking peut rapidement être complet, surtout en pleine saison. Le billet combiné coûte 40 € et comprend le permis de passage, une place de parking garantie ainsi qu’un voucher de 16 €, utilisable dans les restaurants et commerces participants autour du lac. Et bonne nouvelle : malgré le côté très touristique du lieu, il est encore possible d’y manger sans hypothéquer son appartement. On trouve notamment des sandwiches ou des parts de pizza à moins de 9 €. À partir du 16 septembre 2026, la réglementation estivale prend fin et il n’est plus nécessaire de réserver pour accéder à la vallée en voiture. Réservation et informations officielles : site officiel du Lago di Braies
Les cascades de Fanes: une rando au fil de l’eau
On change complètement d’ambiance avec les cascades de Fanes. Ici, pas de lac turquoise ni de sommet ultra-photogénique : on s’enfonce dans la forêt, au cœur du Parc naturel des Dolomites d’Ampezzo, en suivant le Rio Fanes.
La randonnée commence tranquillement sur un large chemin forestier, avant de devenir progressivement plus sauvage. Le sentier serpente entre les arbres, longe le torrent et traverse plusieurs petits cours d’eau.
Après environ une heure de marche, on atteint le belvédère sur les cascades de Fanes. Et là, le décor change : la forêt s’ouvre sur une gorge profonde, au fond de laquelle la cascade plonge sur près de 90 mètres. Depuis le belvédère, on prend vraiment la mesure du canyon et de cette impressionnante chute d’eau qui disparaît entre les parois rocheuses.
On s’est arrêtés ici. Mais il est possible de poursuivre la randonnée et de descendre vers le pied de la cascade, puis de continuer sur les sections équipées de la via ferrata Giovanni Barbara, qui permettent notamment de passer derrière la chute d’eau. Mais cela nécessite un équipement adapté.





Infos pratiques: Garez-vous au parking de Pian de Loa, à environ 3 km de Fiames, sur la route SS51 en direction de Dobbiaco. De là, comptez environ 2 heures aller-retour jusqu’au belvédère, pour 6,4 km et environ 150 m de dénivelé selon l’itinéraire suivi. Petit conseil : si vous souhaitez poursuivre jusqu’au pied des cascades, renseignez-vous bien sur l’itinéraire et l’équipement nécessaire. La suite comporte des passages équipés et peut devenir glissante ; la via ferrata Giovanni Barbara demande notamment un équipement adapté.
Lac de Sorapis, le lac le plus spectaculaire des dolomites
À nouveau, réveil assez matinal pour arriver sur le parking du Lago di Sorapis vers 8h15, toujours avec l’idée d’éviter la foule. Bien essayé… mais c’est raté pour ce jour-là ! Visiblement, nous n’étions pas les seuls à avoir eu cette brillante idée : se lever tôt n’était décidément pas une idée très originale. Le parking est déjà bien rempli, et il faut croire que ce lac attire encore davantage de monde que le pourtant très fréquenté lac de Braies.
Et c’est assez surprenant quand on sait qu’il faut tout de même compter environ 2h30 de marche à l’aller pour rejoindre le lac depuis le départ du sentier 215, aux abords du bistrot Tre Cime.
On se gare sur le parking gratuit situé un peu en contrebas et c’est parti. Le sentier serpente d’abord tranquillement à travers la forêt, entre roches calcaires et montagnes. La première heure est plutôt agréable : le chemin est facile et le dénivelé reste raisonnable.
Puis les choses se corsent un peu. Le sentier devient plus étroit, certains passages se font à flanc de falaise et sont sécurisés par un câble métallique. Quelques montées viennent également réveiller les jambes. Rien d’insurmontable, mais mieux vaut avoir de bonnes chaussures et ne pas être trop sujet au vertige. La randonnée n’est finalement pas particulièrement difficile : elle demande surtout un peu d’endurance et de bonnes jambes.








Et après 2h30 de marche, le lac finit par apparaître.
La première chose qui frappe, c’est évidemment sa couleur : un bleu laiteux, presque irréel, qui tranche avec les parois rocheuses qui l’entourent. Une teinte étonnante, liée aux particules minérales présentes dans l’eau, qui donne au Lago di Sorapis cette allure presque irréelle. Après deux heures et demie de marche, le spectacle fait son petit effet.
Reste maintenant à profiter du décor… et à réussir à prendre une photo sans quinze personnes dans le cadre. Car ici, tout le monde veut évidemment LA photo souvenir : les couples, les copines, les photographes improvisés et ceux qui ont visiblement prévu une véritable séance photo au bord du lac.
Vous noterez que, de mon côté, j’ai encore quelques progrès à faire dans ce domaine. 😉










Coucher de soleil au Passo delle Erbe
Après les lacs bondés et les files d’attente pour obtenir LA photo, changement radical d’ambiance au Passo delle Erbe.
En fin de journée, nous prenons la direction du col pour assister au coucher du soleil. Et cette fois, pas de foule, pas de perche à selfie, pas de file d’attente. Juste nous, les vaches… et quelques jeunes venus tourner un clip de rap.
Un décor plutôt inattendu pour un tournage, mais il faut reconnaître qu’ils avaient choisi un sacré cadre. Devant nous, la vue s’ouvre largement sur la plaine et les montagnes. Ce soir-là, pas de sommets flamboyants ni de grandes couleurs dorées : simplement une lumière douce et une vue incroyablement apaisante.
Nous sommes restés là à profiter du calme, avec les cloches des vaches en fond sonore et, de temps en temps, quelques notes de rap venues perturber — légèrement — cette ambiance bucolique.
Après plusieurs journées à courir d’un lac à l’autre et à partager les plus beaux points de vue avec des dizaines, voire des centaines d’autres visiteurs, ce moment nous a fait un bien fou. Pas besoin de grand spectacle : parfois, les plus beaux moments sont simplement ceux où il n’y a presque personne.












Les cascades de Riva, une balade qui coule de source
Autre jolie balade à faire dans le secteur : le sentier des cascades de Riva, près de Campo Tures.
Le principe est simple : trois cascades, trois fois plus de plaisir — et surtout, trois cascades toutes plus belles les unes que les autres.
Depuis le parking des cascades, comptez environ 15 minutes de marche pour rejoindre la première. Ensuite, les trois cascades sont espacées d’environ 10 minutes de marche chacune. Pas besoin de prévoir une grosse randonnée pour profiter du spectacle : le sentier permet de les découvrir tranquillement, l’une après l’autre.
Et c’est justement ce qui est sympa : à chaque fois qu’on pense avoir atteint la plus impressionnante, on découvre la suivante. L’eau dévale la montagne au milieu de la forêt, et chaque cascade offre un décor différent. Une balade assez facile, donc, mais qui en met plein les yeux.










Infos pratiques: Le parking des cascades est payant, avec une formule à l’heure ou à la journée. Comptez environ 4 € de l’heure. En dehors de l’été, ou très tôt dans la matinée, il est également possible de se garer un peu plus loin, puis de rejoindre à pied le début du sentier des cascades. Une bonne option pour éviter de payer le parking au plus près et ajouter une petite marche à la balade. Comptez environ 15 minutes depuis le parking jusqu’à la première cascade, puis une dizaine de minutes entre chacune des cascades. Et surtout, ne vous contentez pas de la première : les trois valent vraiment le détour.
Brunico : le charme tranquille du Sud-Tyrol
Parmi les villes qui méritent le détour dans les Dolomites, Brunico est probablement l’une de mes préférées.
Bien moins touristique que Cortina d’Ampezzo, la petite ville de Brunico séduit surtout par son centre historique coloré et son ambiance beaucoup plus tranquille. Ici, pas besoin de prévoir une journée entière : quelques heures suffisent pour flâner dans les rues du centre, regarder les façades colorées, pousser la porte de quelques boutiques et profiter tranquillement de l’ambiance.
On retrouve évidemment ce mélange assez particulier qui fait le charme du Tyrol du Sud : architecture italienne, influences autrichiennes, enseignes en allemand et en italien… On ne sait plus très bien dans quel pays on se trouve, mais finalement, c’est aussi ça qui fait le charme de la région.











Le lac de Misurina – une pause avec vue sur les tre cime
Le lac de Misurina est l’un des plus connus des Dolomites. Entouré de montagnes, avec notamment les Cadini di Misurina en toile de fond, il offre un joli panorama et se découvre facilement grâce au chemin qui en fait le tour.
Mais soyons honnêtes : après le lac de Braies et le lac de Sorapis, Misurina nous a laissés un peu plus indifférents. Le lac est agréable, mais ses rives sont largement aménagées, avec hôtels, restaurants et parkings tout autour. On est donc assez loin de l’ambiance sauvage que l’on peut retrouver ailleurs dans les Dolomites.
Son principal avantage reste justement sa facilité d’accès : pas besoin de randonnée ni de chaussures de compétition pour profiter du paysage. Nous y avons donc fait une courte halte avant de poursuivre notre route vers les Tre Cime, où nous avions prévu d’arriver vers 18h.
Pas un incontournable à mes yeux, donc, mais une étape pratique et plutôt agréable sur l’itinéraire. Et puis, dans les Dolomites, même quand le lac n’est pas le plus spectaculaire, les montagnes autour font quand même sacrément bien le travail.







Les Tre Cime di Lavaredo: face aux géants des dolomites
Et puis vient LE spot incontournable des Dolomites : les Tre Cime di Lavaredo.
S’il y a bien une randonnée à ne pas manquer dans la région, c’est celle-ci. Mais avant même de chausser les baskets, il y a une petite formalité à ne surtout pas oublier : réserver son accès en voiture au parking des Tre Cime.
Nous avons réservé seulement deux jours à l’avance — beaucoup trop tard. Résultat : quasiment tous les créneaux étaient déjà complets. Il ne restait plus que 18h.
Et finalement, nous avons plutôt bien fait de nous y prendre trop tard ! Car nous étions justement venus pour le coucher de soleil. Arriver à 18h nous a laissé le temps de parcourir le sentier, de profiter des différents points de vue et de voir le site se parer de la lumière de fin de journée avant de redescendre vers 20h.
Une fois la voiture garée, il suffit de faire quelques pas pour rejoindre le sentier. Après environ 30 minutes de marche, nous atteignons le Rifugio Lavaredo, le deuxième refuge du parcours.





Une quinzaine de minutes plus loin se trouve la Forcella Lavaredo, le deuxième grand point de passage de la randonnée. Et c’est ici que le spectacle devient vraiment impressionnant : les Tre Cime apparaissent dans toute leur grandeur, avec une vue particulièrement spectaculaire depuis le col.










Le plus beau moment restera celui du retour : la lumière de fin de journée et surtout beaucoup moins de monde qu’en pleine journée. Finalement, ce créneau de 18h que nous avions obtenu presque par défaut était plutôt parfaitement choisi.






Infos pratiques: L’accès en voiture au parking des Tre Cime de Lavaredo est obligatoirement soumis à réservation en ligne. Le tarif 2026 est de 40 € par voiture, pour un accès valable pendant 12 heures à compter de l’horaire réservé. La réservation se fait directement sur le site officiel de la commune d’Auronzo di Cadore : Réserver le parking des Tre Cime di Lavaredo. Mieux vaut s’y prendre à l’avance, surtout si vous souhaitez un horaire précis. Le calendrier est mis à jour en temps réel et les créneaux peuvent rapidement être complets. Attention également à bien respecter les conditions indiquées lors de la réservation : le titre de stationnement est valable 12 heures et l’accès se fait selon le jour et l’horaire réservés.
lac de carezza: le lac aux mille couleurs
Sur le chemin du retour vers l’aéroport de Venise-Marco Polo, le lac de Carezza constitue une dernière très jolie étape avant de quitter les Dolomites.
Et comme souvent dans la région, mieux vaut y être tôt. Nous sommes arrivés avant 9h, juste avant l’arrivée des bus de touristes. Parce que le lac est petit et que les visiteurs ont rapidement tendance à s’accumuler autour du même point de vue. Autant profiter du calme tant qu’il est encore là.
Le lac se découvre très facilement : il faut compter environ 30 minutes pour en faire le tour, en prenant évidemment quelques pauses photos au passage. Et il y en aura. Les reflets des montagnes dans l’eau sont vraiment magnifiques, avec une couleur et une luminosité qui changent selon l’angle et la lumière.
C’est justement ce qui fait tout le charme du lac de Carezza : malgré sa petite taille, le paysage est particulièrement spectaculaire. Ici, pas besoin de prévoir une randonnée de plusieurs heures pour avoir droit à une belle vue. Quelques minutes de marche suffisent.
















Infos pratiques: Plusieurs parkings payants permettent de se garer à proximité du lac. Le P1 est le plus proche : il permet de rejoindre directement le lac par un tunnel. Les P2 et P3 sont un peu plus éloignés, à environ 10 minutes à pied du lac. Nous avons payé environ 8 € pour deux heures de stationnement. Et si vous devez choisir votre horaire, je vous conseille vraiment de viser avant 9h. Le lac est beaucoup plus agréable lorsqu’il est encore relativement calme, et vous aurez surtout davantage de chances de profiter tranquillement des reflets sur l’eau… avant que les bus ne débarquent.
Bolzano, le charme italien des dolomites
Et avant de définitivement quitter les Dolomites, impossible de ne pas faire une dernière halte à Bolzano.
Petit coup de cœur pour cette jolie ville, qui mérite largement qu’on lui consacre quelques heures. Après plusieurs jours entre lacs, cols et sommets, quel plaisir de ralentir un peu et de simplement flâner dans le centre, entre façades colorées, arcades et petites rues animées.
Direction la Piazza delle Erbe, la grande place du marché, puis la Piazza Walther, la place principale. Ce qui fait surtout le charme de Bolzano, c’est son mélange étonnant d’influences italiennes et autrichiennes, que l’on retrouve aussi bien dans l’architecture que dans l’ambiance.














On poursuit ensuite la balade jusqu’au Castel Mareccio, installé au milieu des vignes, avec les montagnes en toile de fond. Un décor assez incroyable, avec ce château entouré de verdure et les sommets des Dolomites qui se dessinent juste derrière.






Une dernière promenade entre ville, vignes et montagnes avant de reprendre la route vers l’aéroport de Venise. Une jolie façon de terminer ce séjour dans les Dolomites.
🍝 Le coin des gourmands
On pourrait penser qu’avec l’Italie dans le décor, les Dolomites sont forcément le royaume de la pizza et des pâtes. Eh bien, pas vraiment ! Dans le Sud-Tyrol, l’influence autrichienne est partout et, selon les endroits, les cartes proposent parfois davantage de knödel, schnitzels, goulash ou spätzle que de pasta. Il faut donc parfois chercher un peu pour retrouver une cuisine italienne plus classique. Voici les bonnes adresses découvertes pendant ce voyage.
La Tavernetta di Cortina – Cortina d’Ampezzo: Une bonne adresse pour retrouver une vraie cuisine italienne au cœur de Cortina, avec une salle chaleureuse aux boiseries et poutres apparentes. On y vient aussi bien pour les pizzas que pour les spécialités locales.


Daimer Restaurant – Sand in Taufers: Une adresse plus traditionnelle, parfaite pour découvrir la cuisine du Sud-Tyrol dans un cadre typiquement alpin. Ici, on est davantage dans la cuisine régionale que dans le restaurant italien classique : spécialités tyroliennes, viandes et plats généreux sont à l’honneur; et on y trouve également de bons plats de pates. Une bonne option quand on veut justement goûter à cette cuisine locale qui mélange influences italiennes et autrichiennes.



Pizzeria Rosmarin – Sand in Taufers: Probablement l’adresse à retenir si l’envie de pizza devient trop forte après plusieurs repas tyroliens. Le Rosmarin mélange justement les deux influences avec des pizzas au four, des pâtes maison, des plats italiens et des spécialités du Sud-Tyrol. L’ambiance est décontractée et l’adresse est située en plein centre de Sand in Taufers.

Club 836 – Brunico: Une adresse moderne et conviviale à Brunico, idéale pour faire une pause gourmande en terrasse tout en admirant la ville. La cuisine est plus contemporaine, avec une carte qui permet de changer des traditionnels plats tyroliens et de retrouver une inspiration plus italienne.



Walthers’ – Bolzano: Difficile de faire plus central : le restaurant donne directement sur la Piazza Walther, l’une des plus belles places de Bolzano. L’endroit est à la fois bar et restaurant, avec une atmosphère plutôt élégante et animée. On y trouve notamment des pizzas, des plats italiens et méditerranéens, avec la possibilité de s’installer en terrasse pour profiter de l’ambiance de la place.


Road Trip aux Dolomites : comment rejoindre le Sud-Tyrol ?

Venir aux Dolomites avec son véhicule
Si vous habitez dans l’est de la France ou à proximité de la frontière italienne, venir avec votre propre voiture peut être une bonne option. En revanche, depuis le reste de la France, les kilomètres commencent rapidement à s’accumuler… tout comme la facture des péages.
Cette solution est donc surtout intéressante si vous prévoyez un road trip de plusieurs semaines, en combinant les Dolomites avec d’autres régions d’Italie ou en poursuivant le voyage vers l’Autriche ou la Slovénie.
Combiner l’avion avec une location de voiture
Pour un séjour court, l’avion est donc une option beaucoup plus pratique. L’aéroport de Venise-Marco Polo est particulièrement bien placé pour rejoindre les Dolomites : comptez environ 2 heures de route et 150 kms pour rejoindre Cortina d’Ampezzo, la première ville au nord. Mais ce n’est pas le seul aéroport permettant d’accéder facilement au massif : Trévise, Vérone, Innsbruck ou encore Bergame peuvent également être envisagés selon votre point de départ et la partie des Dolomites que vous souhaitez visiter.
Plusieurs compagnies desservent Venise depuis la France. En réservant suffisamment à l’avance, il est possible de trouver des billets à des tarifs raisonnables. De mon côté, j’utilise ce comparateur pour comparer les différentes options.
Une fois à l’aéroport, il ne reste plus qu’à récupérer une voiture de location. Pas besoin d’un 4×4 ou d’un modèle particulier : les routes principales sont généralement larges et en bon état. En revanche, une voiture reste quasiment indispensable si vous souhaitez explorer facilement les différents lacs, cols et randonnées des Dolomites.
Et si vous avez quelques jours supplémentaires, pourquoi ne pas profiter du trajet pour visite Venise ou Vérone avant de remonter vers le Sud-Tyrol ?
Alors, les Dolomites?
Après quelques jours à parcourir les routes, les lacs, les villages et les sentiers des Dolomites, une chose est sûre : la région mérite largement sa réputation.
Les paysages sont absolument magnifiques, avec cette succession de lacs turquoise, de sommets impressionnants, de forêts et de vallées qui donnent envie de s’arrêter tous les dix kilomètres pour prendre une photo.
Mais les Dolomites ont aussi leur revers : les spots les plus connus sont devenus très touristiques, et il faut parfois se lever tôt, réserver à l’avance et accepter de partager les plus beaux points de vue avec quelques centaines d’autres personnes.
Malgré cela, il suffit parfois de s’éloigner un peu des incontournables ou de décaler ses horaires pour retrouver beaucoup plus de calme.

Un séjour qui donne surtout envie de revenir… et de continuer à explorer tout ce qu’on n’a pas eu le temps de voir.
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